Les Chroniques du U

sont la collection de nos récits d'aventures, de nos impressions et de nos réflexions de coopérants en stage outremer. Le U autour duquel on échangeait au Québec fut virtualisé pour inclure tout ceux qui le veulent à la discussion de coopération, développement, etc. Laisser vos commentaires ou contactez nous à l'adresse courriel: cfcistes@gmail.com.

dimanche 15 juin 2008

El Che!

Voici une rue de la petite ville de Vallegrande situé à 2100 m. d altitude dans la cordillère orientale, département de Santa Cruz, Bolivie
Certains d entre vous connaissent peut-etre ce nom ou l on déjà entendu.......Vallegrande, tristement réputé pour etre la ville ou le corps du célèbre Ernesto Che Guevara fut amené et exposé avant son inhumation.
Attendant paisiblement qu un supposé autobus passe au alentour de 11h-12h ou 13h sur le bord de la route à la sortie du petit village de Samaipata, je me dirrigeais vers Vallegrande pour ensuite aller dans un autre petit village profond dans la montagne nommé Pucara...pour ensuite me rendre dans un minuscule village composé de 15 familles plus profond dans la montagne nommé La Higuera!
En ce vendredi 13...la chance est avec moi!!! Comme toujours!! Jasant sur le bord du chemin avec un sympathique chauffeur de taxi....j apprends qu une caravane...qu une délégation est présentement en route pour Vallegrande et ensuite pour se rendre à La Higuera.....ce qui a grandement facilité mon transport jusque là (de Vallegrande a La Higuera....tres difficile...tres rare de rencontrer une voiture dans ces montagnes,j aurai du marcher 2 jours ou emprunter un cheval!). La chance est avec moi......j apprends que le samedi suivant on est le 14 juin; jour de naissance de Ernesto Che Guevara. Donc environ 100 étrangers sont rassemblé à Vallegrande s appretant à se rendre à La Higuera pour un acte de comémoration en la mémoire du Che qui célèbrerait aujourd hui son 80 e anniversaire de naissance. Ils étaient rassemblés, des boliviens venus des régions de l Altiplano, membres de l association, collaborateur et supporteur des nombreux coopérants cubains présents dans diverses régions de la Bolivie. Puis, la majorité d entre eux étaient des professeurs et des médecins volontaires cubains! Tous hyper sympathiques, ouverts et fraternels m invitèrent à monter avec eux dans une des minivans pour les accompagner jusqu à La Higuera! ( En passant j appris énormément sur le role exceptionnel et indispensable des coopérants médecins et professeurs cubains ici dans les villages de la Bolivie).
Cérémonie en mémoire du Che Guevara à La Higuera pour son 80e anniversaire de naissance
La escuelita (la petite école) de La Higuera fut l endroit où.., peu de temps après avoir été capturé par les militaires de l armée boliviennes (recherche financée par USA) lors de son dernier combat à quelques centaines de mètres de ce village.....il fut exécuté. Puis son corps, ainsi que quelques autres "guerrilleros" furent amenés jusqu à la lavanderia de l Hopital Vallegrande.
Un court résumé du plan de la guérilla de Ernesto Che Guevara
En francais:
Plan:
- Installer dans un pays qui nous permet d avoir accès à plusieurs autres, un centre d entrainement pour les guerilleros.
- éradiquer la lutte armée dans le continent américain afin d obtenir la libération des villages de l oppresion de l imperialisme des Yankies.
Pourquoi la Bolivie:
- Elle est située au coeur de l Amérique du Sud.
- Elle est limitée par 5 pays: Argentine, Brésil, Chilie, Paraguay, Pérou.
- Proximité à l Argentine (le pays natal de Ernesto Che Guevara)
- Contacts et coordination avec le Parti Communiste Bolivien)


Si vous voulez en savoir plus sur son histoire.....bien lisez la dessus....ou questionnez moi à mon retour et j essaierais de répondre du mieux que je peux avec les informations que j ai qui
s enrichissent..... (certains disent que son histoire à une grande influence sur le mouvement actuel en Amérique du Sud...)
Vous pouvez allez lire une lettre ouverte écrite par le président Evo Morales à l Union Européenne.
¡Hasta la victoria siempre!
Marie xx

samedi 14 juin 2008

On dit que dans une autre vie un étalon peut devenir un aigle ou un lion.

Me voici, maintenant parti de ce monde Burkinabé. La nostalgie a gagné mon coeur quand j'ai quitté le Burkina Faso. Oui, parce que le départ c'est fait beaucoup trop rapidement. Il n'était pas aisé pour moi de devenir un aigle si rapidement. J'explique " Au burkina l'équipe de soccer est représenté par les étalons, au mali c'est les aigles. Alors voila pourquoi l'analogie.

Bref nous sommes arrivé a Sébinikoro, commune de Bamako, trop rapidement pour commencé le stage d'intégration. Ma tete, mon coeur, mon corps et mon esprit était encore au Burkina. Ce fut tres difficile. Mais comme la vie est bien fait a cause d'un petit malheur, j'ai pu retourner au Burkina apres le stage. Comme dans le film "Le battement d'ailes du papillon" pour les personnes qui l'ont vu. Dans ce film il est dit que chaque mauvais événements est toujours accompagné de son bon événement et vice versa. Donc pendant que j'étais au Mali, Isabelle, était restée au Burkina; A bobo plus précisément pour visiter un peu. J'étais un peu jaloux de sa condition puisqu'elle etait toujours dans le pays que je voulais etre. Cependant, le jour ou je suis parti, elle s'est bruler la cheville sur le tuyau d'échappement en descendant de moto. Elle n'a pas couvert la plaie et deux jours plus tard la plaie était infectée. Résultat : Faire 12 de bus et marché sur un pied qui fait mal, c'est pas agréable. Alors je suis remonté au Burkina pour alléger mon corps et mon coeur de cette nostalgie burkinabé. Je peux vous dire que cela a fait beaucoup de bien. Par contre en suivant toujours la règle qu'a tout bien il y a du mal. J'ai dû surmonter des épreuves de maladies typiquement africaines. LE PALUDISME doublé d'une otite bénigne pis de ben de fatigue et de la fièvre 40. On ne rigole plus avec cela.

Je me suis fait soigner au Mali puisque ma crise de palu s'est manifestée une fois rendu au Mali. Petite statistique bien coquine. Sur 11 personnes au Mali, 9 ont eu le Palu. Sur 9 personnes au Burkina Faso, 1 personne l'a eu au Burkina et 7 personnes au Mali. C'est un signe que le Mali amene le palu.

Donc je disais que je me suis fait soigner au Mali, a Ségou plus particulièrement. C'est une ville portuaire du Mali ou il y a bien sur beaucoup d'eau et d'humidité. Mais il ne fait pas nécessairement trop chaud. Nous y sommes bien. Cependant, nous sommes allés dans une mission catholique ou nous étions les petits pains et le dortoir notre four. En plus le dortoir avait l'allure d'un four a pain. etrange non? Donc le jour lorsque nous étions dans le dortoir, nous n'avions pas vraiment plus chaud. C'était la nuit le probleme, la température intérieure de la chambre grimpait de 25° celsius par tranche de 30 minutes. Ce fut un calvaire de passer deux nuit là surtout que je faisais de la fièvre. Alors faites le calcul 40°c + 25° c/30 mins = chaud en ti pepère.

Alors là, je dois m'arrêter a vous conter l'épisode de mon entrée a l'hôpital. Trop mémorable.

Nous sommes allés en taxi jusqu'à l'hôpital. Qui est ma foi la plus grosse de Ségou avec des départements a n'en plus finir. Radiologie, Cardiologie, Urgences, medecines traditionnelles, etc... J'en passe.

Donc nous on s'est perdu dans les multiples pavillons de l'hôpital. Nous sommes entrés par les Urgences, nous avons continué vers la cardiologie, la radiologie pour finalement nous faire dire que nosu devions nous rendre aux Urgences. Arrivé a la place dite. Il y a trois patients. Mais nous ne sommes pas sur qu'ils sont la pour etre soigné. Bizarre. Il y a une madame Touareg ou peulh qui regarde tres bizzarement Isabelle. Dans ses yeux on pouvait lire " Une blanche ici, Shame on her" Il y avait un enfant qui avait un pansement a la main. Et le docteur sort en disant : Les directives a suivre pour refaire le pansement du gamin. Le docteur lui demande s'il faut faire des points de suture parce que la main est ouverte et le doc répond Non. Ca c'est le docteur qui va m'examiner. Ca nous rassure pas vraiment. Mais bon il faut passé par lui. Environs 45 minutes plus tard et quelques regards bien sympatique de la madame, c'est mon tour.

désolé pour la fin abrupte, mais je n'aurai pas le temps de finir le message. Je vous conterai de vive voix cette avanture.

Junot

samedi 7 juin 2008

Tupiza, la terre des Chichas (Bolivie)

Démonstration de danses chicheñas

Tupiza....la tranquilité....les chevaux....les quebradas.....les montagnes et les vallées......résumé de 2 semaines passées dans cette petite ville!

Ah oui!!! pour etre fidele à la Bolivie.....la fiesta aussi!




Avant meme les Incas....cette vallée était habitée para une comunauté que l on appelle les CHICHAS! Suite à la prise de pouvoir des Incas des territoires de l Altiplano, les Chichas ont disparus...comme plusieurs autres ethnies j imagine! Aujourd Hui 36 ethnies survivent encore en Bolivie.


Le 4 juin, Tupiza, la terre des chichas, a célébré son 434 e anniversaire de fondation......
Cette ville est plus vielle que la république de Bolivie! Pour son anniversaire, le président est venu rendre visite! J ai alors eu la chance de voir et d entendre pour la premiere fois un président parler "live" !!!


Je suis maintenant a Tarija..... au Sud de la Bolivie! Là où le vin est bon!

Santé!!!

Marie

mardi 27 mai 2008

Désert et Salar, Bolivie

Pour le plaisir des yeux.....
La laguna Colorada (la lagune colorée)...une des plus magnifiques selon moi parmis les nombreuses que nous avons croisées durant les trois jours passés dans cette immensité désertique de l Altiplano. Le blanc que l on voit est une substance minérale appellé Borax....qui se retrouve en très grande quantité dans les lagunes de ce désert!
Bien sur...comme les nombreuses autres ressources naturelles de la Bolivie, cette dernière est exploitée depuis peu....se retrouvant à la frontière du Chili, une entrepise chillienne en à alors pris le controle de son exploitation...il est ramassé pour faire des shampoings chiliens qui seront ensuite vendus en Amérique du Sud.
Bien sur...pour respecter à la règle de l exploitation des ressources qu offre la Pachamama au peuple bolivien faite par les compagnies extérieurs....le nombre de travailleurs boliviens = 0!
La Montaña de las sietes colores (La montagne au sept couleurs)....quelques part dans le désert du département de Potosi. Pouvez-vous retrouver les septs couleurs?
Commentaire de meme en passant.....
Ah oui!!! Pendant que j y pense....dans ce désert du département de Potosi...se retrouve plusieurs mines......privées!...(pour ceux qui n ont pas lu mon message sur les mines...descendez un peu plus bas dans la page et vous trouverez...) et bien notre merveilleux chaleureusement humaniste accompagnateur...qui se nommait Iber m a raconté qu il a travaillé dans l une de ces mines auparavant durant 5 ans (il a 23 ans...et cela fait 3 ans...qu il n y travaille plus).
Et bien il a travaillé dans une mine privée...américaine...Son horaire de travaille: 21 jours en ligne...12 heures par jours, et 7 jours de congé.
La Isla del Pescado (comme on l appelle aujourd hui...l Ile du poisson). Autrefois nommée...la isla Inca Wasi (Wasi signifie Maison en quechua...la langue des Incas). Cette ile se retrouve au beau milieu du désert de sel!

Derrière ce paysage fabuleusement magnifique, des hommes et des femmes travaillent durement pour retirer le sel...provenant de cette ancienne mer asséché transformé en désert blanc (maintenant situé lui aussi à plus de 3000 et quelques mètres d Altitude!


Voici comment se "récolte" votre sel de table qui accompagne régulièrement
vos plats. La Salar de Uyuni (3000 quelques metres d altitude, département de Potosi, Altiplano) est l une des 2 réserves de sel de Bolivie. Le sel qui y est surélevé grace á un pic, puis pelleté pour former ces minis montagnes, par le peu d hommes travaillant durement et honorablement dans cet immensité désertiquement froide. Ensuite, il y est amené au village de Colchoni (environ 500 habitants) ou il est sécher au dessus d un plancher de pierre chauffer par des branches en bois (je me demance oú il les trouvent....) puis raffiner dans une machine mécaniser....á mains....et ensacher par les femmes (Dans le village, on dit que la plus rapide des femmes emballe 2000 sacs par jours).

Finalement, ce sel se retrouve dans les mercados et les tiendas de Bolivie.....
commerce interne= Travailleurs locaux....

Marie-Eve

Le train pour Uyuni, Bolivie

Le lac Poopo.....perdu au beau milieu de nul part....de L Altiplano, a tres haute altitude. Y passant par le train reliant Oruro et Uyuni!
Oiseaux perdus au beau milieu de L Altiplano, se gelant les pattes dans l eau sans doute glaciale du lac Poopo!

Village perdu au beau milieu de L Altiplano pres du lac a haute altitude, au froid...une terre peu cultivable...
peu de moyen de transport....seul le train y passe, sans toutefois si arreter....!
Marie-Eve

samedi 24 mai 2008

ORURO, Bolivie


ORURO.... quand le celèbre Carnaval n y ai pas pour colorer les rues!



Oruro, l Afrique de la Bolivie (pour le paysage du moins brun et gris....le climat; Desertique, Sec, sablonneux, venteux, peu ou pas de végétation à cette altitude....mais il fait froid....un frette qui crispe les os!)

Une autre ville minière de la Boilivie ou plusieurs luttes ont été menées....où certaines demeurent encore!

Marie

mardi 13 mai 2008

Dernière journée à Ouagadougou

Bonjour.

Je vous écrit de BOBO-Dialoso

Hier c'était ma derniere journée qaue je passait à Ouaga. Voici mon horaire.

7 heures : Je me lève pour déjeuner car je dois être à l'ONEA (Office national de l'eau et de l'assainissement) pour résilier mon contrat. Luc m'accompagne. Le rendez-vous est pour 8 heures

7h40 : Luc m'appelle pour me dire qu'il est déjà à l'ONEA. Je me dépêche

8h00 : J'arrive à l'ONEA, il n'y a pas beaucoup de personnes. Je me dit. Ca ne sera pas long.

8h30 : Je passe au bureau des résilliations. On me dit que j'aurais dû faire couper l'eau vendredi, parce que là c'est trop long la procédure pour la résiliation. J'explique que demain, donc aujourd'hui, je ne suis plus à Ouaga et qu'il y a probablement une solution.

8h45 : On trouve la solution. Un technicien viendra chez moi dans quelques minutes enlever le compteur pour calculer l'index d'eau qu'il me reste à payer.

8h50 : Le technicien est chez nous et enleve le compteur

9h00 : Le tezchnicien va porter mon compteur au responsable qui lui dit que je dois absolument passer ce soir. On bavarde un peu, puis se rendant compte que le mr. est bouché completement, nous allons voir un autre Responsable qui décide de nous recevoir

9h15 : Je dois passer a la caisse pour récupérer mon accompte.

9h30 : Youppi C'est fini.

9h45 : C'est au tour de la sonabel. Nous entrons dans la batisse.

10h00 : Nous sommes répondu. Le caissier me dit: "Revener dans deux semaines pour mettre vraiment fin a votre contrat. Je lui dit que je ne suis plus là demain et que nous devons trouver une solution rapidement. Sans hésiter il me dit de faire le tour de la batisse et de m'adresser a la direction des résiliation des contrats.

10h20 : Nous entrons dans le bureau, une madame qui parle au téléphone avec une assistante qui dort a sa droite et une madame qui joue avec son téléphone a sa gauche. Devant, il y a un Mr. qui gromole du Morré et qui signe des factures. Il est très concentré.

10h30 : La madame qui parle au téléphone raccroche et répond aux clients qui sont arivés avant moi.

10h45 : C'est a mon tour. Je lui explique la situation, que je veux résilier mon contrat parce que je pars le lendemain et que je veux qu'un technicien vienne oter mon compteur. La dame ne sachant pas quoi dire et ne voulant rien faire jete le papier a son partenaire qui se trouve en face d'elle. En disant quelque mots en morré voulant probablement dire : Tient règle ça, ca ne me tente pas. Le mr. la regarde en maudit. En fait il se concentrait pour ne pas répondre au client. Le mr. me dit Ah tous nos agents sont partis et probablement qu'il est trop tard pour appeller mes gars et pour oter le compteur. Vous savez il finisse a 14 heures et ils ont beaucoup de travail. Et puis je n'ai pas d'unite a gaspiller pour ce probleme. La dame renchéri en disant : " Nous sommes en greve pendant trois jours a partir de demain. Je prete mon téléphone au Mr. et il voit bien qu'il est obligé d'appeller ses gars. Il raccroche et dit Ben si vous avez de la chance le compteur va être enlever. On se lève et la dame nous dit revener vers 15h00 si vous voyez que votre compteur a ete oté.

11h10 Je m'en vais a la Sonapost. Car je veux connaitre les tarifs des prix des colis de Ouaga au Canada.
Je m'en vais dans un bureau, on m'indique que je ne suis pas a la bonne place. On me dit ce commentaire d'une précision. Vous allez voir une batisse jaune c'est la. Bordel toutes les batisses sont jaune. Alors j'entre dans la premiere batisse et je demande les renseignements que je veux savoir. Le commis ne semble pas savoir de quoi je parle. Il m'envoie ailleurs ou c'est écrit en jaune bien sur, Colis postaux. Je me dis, bon ca doit etre la. Un homme qui remplie un cahier me répond que je dois aller a la caisse pour avoir les tarifs des colis. Je lui demande ou est la caisse et il me dit par là. Et se met a parler a une autre personne. Alors ne sachant toujours pas ou aller je demande l'information a un militaire. Il me dit que je dois aller dans la derriere la batisse jaune et demander les prix. Alors je rebrousse chemin et me rend ou le militaire m'a dit d'aller. Je reemnade l'information sur les tarifs des colis et on me dit que c'est devant, dans la maudite batisse jaune. Là, je commence a perdre patience. J'essaie de garder mon calme, mais visiblement je ne suis pas capable parce que un client me dit en me regardant. Mr. Il faut respoirer tranquillement et poser votre question. Je n'ai pourtant pas encore parlé. ALors je me calme et je dit que je veux avoir les renseignement pour les tarifs des colis postaux. Il me dit vous devez retourner ou il y d'écrit colis postaux et demander là. Il y a une caisse et vous aller avoir les renseignements qie vous voulez. Bon je rererereretourne d'un pas quand même asssez rapide parce que Luc m'attends depuis tout ce temps avec sa moto. Je retourne voir le Mr qui remplissait ses cahiers méticuleusement et lui dit. Mr. Dites moi ou est la caisse. Il me regarde en souriant et me dit c'est la porte a côté. Je croyais vous l'avoir pointée. Bon j'ai enfin mon information. Je pars vers Luc et je m'excuse pour le délais

11h45 : Nous sommes de retour dans l'appart. Il y a un atmosphère de tension dans l'appart. En tout cas, les filles se sont faites chier aussi et autant que moi. Je pose la question a Isabelle, et me répond oui on se fait chier je t'expliquerai plus tard. Et j'entends Absoulaye notre chauffeur qui s'obstine avec Julie. Je comprends un peu mieux l'humeur des filles.

12h00 Tous nos bagages sont à l'ATB dans nos dortoir. Seul probleme, il n'y a pas d'électricite dans nos chambres. Les membres de l'atb essaient de corriger la situation. C'est la panique.

12h05 Je suis de retour dans l'appart parce qu'il faut passer un coup de balai et que nous attendons le proprio pour qu'il nous redonne une caution payée au mois de janvier. J'ai faim

12h10 jai faim

12h15 : J'ai faim

12h 20 : J'ai faim

12h 25 : J'ai vraiment trop faim.

12h30 : la mon ventre veut sortir de ma poitrine. J'ai faim.

12h35 : Isabelle arrive avec un sac rempli de nourriture. Nous sommes télépathétiques.

12h40 : J'ai un peu moins faim mais je ne suis pas rassasié du yaourt que j'ai mangé.

12h45 : J'ai faim

12h50 : J'ai faim

12h55 : Abdoulaye arrive et le proprio appelle. Il est a Pissi a environ 15 minutes de l'appart et que s'il a le temps il va venir. Abdoulaye lui fait comprendre que ca ne foncvtionne pas comme cela. Qu'il devait se présenté.

13h00 Youppi je vais manger.

14h30 On rencontre le propriétaire, nous avons de la difficulté a lui faire sortir la caution. Car pour lui c'est une perte d'argent. Il a meme l'audace de revenir sur sa parole de ne pas payer le mois de mai. Juste pour avoir l'impression qu'il empoche.

15h00 Nous devons aller nous baigner. Isabelle, Diallo etr moi. en plus Diallo a une surprise.

15h01 Je me rapelle que je dois passer a la Sonabel pour régler les comptes. Alors je pars avant les filles et avant de voir ma surprise.

15h10 Je suis a la Sonabel. Je passe la premiere etape tres rapidement, même trop rapidement. Je me pose des questions se n'est pas normal. La deuxieme etape est de payer mes comptes et l'apres midi il y a beaucoup de personnes.

15h20 : Je suis dans la file d'attente, il y a environ 8 personnes avant moi.

16h00 : Il reste environ 8 personnes avant moi. La sonabel ferme a 17h00 et je dois payer mes factures.

16h30 : Il reste une personne avant moi. Un monsieur derriere une vitre cri. Junot Pe-lle-ti-ere. Je lui dit que c'est moi. Bon voila vos factures vous devez passer a la caisse merci. Ca veut dire que j'ai attendu pres d'une heure pour me faire dire que j'aurais pu dépasser dans la file. J'étais en beau maudit. Et ma surprise qui m'attendait. Donc je suis passer a la caisse a 16h35 et je suis parti de la sonabel a 16h40.

16h45 : Je suis a la piscine. Je vois ma surprise de loin. Je suis tres heureux. Ma couz est de retour du Mali et est venue me saluer pour mon dernier jour a Ouaga. C'est une surprise qui m'émeut et qui me fait tellement de bien. Je me suis meme dit que de voir ma couz avait oté toutes mes frustrations.

17h00 : Je rentre enfin dans l'eau.

18h00 : Je sors de l'eau.

18h45 : Nous nous asseyons pour manger, mais j'ai une rencontre a 19h00 avec mon directeur pour mon évaluation. Alors je demande a mes couz et Isa de garder mon assiette.

19h00 : Nous déménageons au 1er etage, car l'électricité n'est pas venu dans nos chambres.

19h20 : Je rencontre mon parrain de stage.

20h00 : Je retourne manger.

20h45 : Isabelle et moi, nous sortons de table pour aller au Cyber. Mais au moment ou l'on est pret a partir Luc vient s'asseoir avec nous et nous payes des boissons. Ce qu'il ne sait pas c'est que nous venons de prendre deux sucreries (sprite) et que nous n'avons plus soif. Mais c'est mal vu de refuser. De plus nous devons aller voir Gaston, un ami a qui j'ai dit que j'irais le voir en soirée.

21h15 Je suis au cyber

21h45 Je suis chez gaston. Il n'est pas content parce qu'il m'a attendu depuis 19h00. Alors je lui ai explique ma journée et il a compris tout de suite.

24h00 : Je suis couché et dors.

mercredi 7 mai 2008

alphabétisation, s nom féminin singulier



La plupart sont des femmes entre 15 et 30 ans. Elles sont des bonnes, des mères ou des femmes au foyer avec un petit commerce qui les aide à payer les condiments. Fières et motivées, elles réussissent à se libérer de leurs tâches journalières pour assister au cours d'alphabétisation organisé par Dumia Aide à l'enfance.




Ce n'est pas qu'un cours qui permet d'apprendre à lire et à écrire , c'est principalement un cour de français. Lire et écrire au Mali implique une bonne connaissance du français car ça ne fait pas 20 ans que le Bambara est écrit et la langue écrite n'est pas utilisé. Peu des gens qui n'ont pas fréquenté l'école ont cette connaissance.



Donc, ces femmes qui n'ont jamais été à l'école et qui maintenant se lèvent è 6h du matin pour faire le nettoyage jusqu'à 7h pour ensuite aller au marché afin de pouvoir commencer à préparer le repas du midi vers 8.30 (...), ont assez d'energie à 17.30 pour apprendre à parler, lire et écrire une nouvelle langue. C'est fabuleux.
En m'exprimant en moitié français moitié Bambara, je comprend jusqu'à quel point elles veulent apprendre. Elles réalisent que parler français est certe un atout mais le lire est indispensable. Puisque il y a trop de dialectes, la langue officielle de l'état est le français. Tout document produit est en français, les annonces publiques sont en français, la publicité est en français, les formulaires chez le médecin sont en français, tout est en français. Les québecois, francophones et anglophnes, peuvent probablement comprendre comment vivre dans une langue qui n'est pas la sienne peut être frustrant, voir même alienant. Ces femmes arrivent dans l'espace de 3 mois à passer du niveau I au niveau III .



Dumia donne le cours dans une école secondaire. Les deux locaux qui abrittent 4 niveaux d'alphabétisation, sont gratuits, il suffit que Dumia paye le courant. Mais l'organisme travaille sans budget et, des fois, les enseignants bénévoles vont se séparer la facture.

Plusieurs des élèves sont des enfants. Ceux-ci ne vont pas à l'école régulière parce qu'ils doivent travailler, parce qu'il n'y a pas assez d'argent pour payer les frais, parce que les parents n'y voient pas l'importance... Mais ils profitent aussi des cours de Dumia.
Quand Sylvain à commencé à donner bénévolement un cours d'alphabétisation par semaine en plus de son stage avec les enfants de la rue, je le trouvais très cool. Après y avoir passé une soirée à prendre des photos, j'ai compris pourquoi il y allait malgrés sa fatigue. C'est beau à voir, c'est l'fun a faire et les élèves sont incroyables.





lundi 5 mai 2008

La pluie en Afrique




Le mois d'avril est le mois le plus chaud. Tous les africains veulent qu'il pleuve.





Nous avons attendu la pluie pendant 4 mois et quelques jours.





Enfin nous l'avons eu.





Nous étions trois fous dehors a courir sous la pluie.

Il n'y avait personnes d'autre dans la rue. Tout le monde se cachait.

C'est bizarre, mais meme après la pluie il faisait toujours aussi chaud. Non c'est normal car hier il a fait 50 degré celcius. C'était insupportable. Apres la pluie il faisait 50 degré celsius avec l'humidité. A quand la prochaine pluie? On la veut bientot.

Après plusieurs semaines d'absence.

Ne vous inquiètez pas tout va bien. Il est vrai que ça fait un bon moment que je n'ai pas envoyé de petit message. Aujourd'hui débute la dernière semaine de mon stage. Eh oui. Je suis content et trsite a la fois. Content parce que une nouvelle expérience se dessine devant moi. Voyager avec ma tendre moitié qui est d'ailleurs arrivée il y a trois semaine de cela. Triste parce que j'aurais aimé voir le spectacle que j'ai monté avec les atbistes. Il est joué le 18 juin et nous prenons l'avion le 16 juin pour le Maroc.

L'arrivée d'Isabelle s'est fait tout en douceur à peine 10 minutes de retard. Je suis allé la chercher avec Sally, une atbiste, son frère et l'ami de son frère. En attendant Isabelle nous avons discuté des vices des africains. Un peu bizarre comme conversation, mais venant de deux africains c'etait tres enrichissant. J'avais peur de ne pas voir l'avion arrivé. Mais l'ami du frere de Sally m'a rassuré en me disant : "Tu sais Junot, un avion ça ne passe pas inaperçu. Ca fait beaucoup de bruit même quand on la voit pas. Alors imagine à côté de l'aéroport" Devant une parole si sage, je n'ai pas eu autre choix que d'aquiescer. Effectivement, je crois que l'avion a fait tellement de bruit que personne n'aurait pu la manquer. De plus elle est passé tellement proche de nous, environ 10 mètres de nous que nous étions capable de voir la compagnie de l'avion " Royal Air Maroc"

J'avais des papillon dans le ventre. J'avoue que ca a pris du temps avant qu'Isabelle sorte de l'aéroport. Parce qu'elle croyait avoir perdu ses bagages. Et oui ! Elle avait seulement regardé trop rapidement pour voir que ses bagages étaient emballés dans du cellophane.

Elle est enfin sorti et je vous fait grâce des retrouvailles.

Je pense que l'adaptation d'Isabelle c'est fait quand même assez rapidement, malgré certaines petites inquiétudes de sa part. C'est normal n'est-ce pas? Petit a petit elle s'amusait a parler aux gens de la rue. Elle a rencontré des enfant qui la traitait de nassara. Ca veut dire blanc en Mooré. Elle à aussi rencontré des personnes qui voulaient correspondre avec elle. A éviter, car ce qu'ils veulent c'est de l'argent vite fait ou coucher avec toi. Ces personnes croient qu'en Europe tout est facile, que l'on trouve du travail rapidement que nous sommes remplis d'argents que cela nous sort par les oreilles. Bon quand on leur dit que nous venons du Canada. La première chose qu'ils nous disent c'est: Ah l'amérique c'est beau, moi j'ai un cousin qui reste au états unies. ALors on leurs dit que les USA et le Canada ce n'est pas la meme chose. Ils finissent par comprendre, mais comme Isabelle a la peau blanche et que c'est une fille, ben il insiste sur le fait d'avoir une connaissance au Canada qui pourrait les aider a passer les douanes. Pas facile.

Côté relation humaine avec isabelle, il nous arrive parfois de discuter un peu fort sur des sujets de converstions divergeant, mais la beauté de notre relation, fais en sorte que c'est toujours fait dans le respect. Et nous finissons toujours par nous comprendre même si nos ne sommes pas toujours d'accord.

Elle commence a s'habiuter a la nourriture africaine, mais pas a la viande. Nous allons souvent manger du Yaourt ensembles. Le yougourt en Afrique est franchement trop bon. Rien a voir avec Danone, Kefir, ou le Youghourt biologique. Vous voyez j'ai écrit trois fois le mot yougourt de façon différente parce qu'ils comprennent une seule formulation de ce mot Yaourt. J'ai l'habitude de dire Yougourt et je ne me fais pas comprendre. C'est drôle.

Pour finir je dirais que mon épopée au pays des hommes intègres c'est tres bien passé. Reste a voir si mon épopée au pays des hippopotame sera de la sorte.

lundi 28 avril 2008

La "Riche" POTOSI, Bolivie

Voici le CERRO RICO, Potosi, Bolivie

Pres de 30 minutes de distance me restant a faire en bus avant mon arrivee a Potosi, j apercu ce joyaux qui surplomble fierement au soleil entre les autres montagnes....parraissant alors des "butes"..... ca couleur ou plutot ces couleurs attirent mes yeux et mon attention a cette ville.

Cette montagne....denommee "Cerro Rico" par les Espagnols il y a plus de 400 ans renferme un tresor jusqua maintenant inepuisable....il semble!!! mais jusqu a quand? Un des plus grand coffre fort du monde de la Pachamama. Cette mine exploitee depuis des siecles portaients un autre nom Quechua au depart.....Tout comme moi, a leur arrivee, les Espgnols, de pouvant prononcer son nom reel, ont alors decide de la rebatisee ainsi! Cette montagne a contribue a la richesse de l;Espagne et Potosi, a ete, a une certaine epoque, une des villes la plus riche au Monde.... Que ce passe-t-il aujourd;hui....a-t-on oublie de remercier la Pachamama?...a-t-on oublie de reconnaitre l humain qui y travaillait autrefois?.... a-t-on oublie de repartir la richesse terrestre equitablement?....
Explorant cette ville glaciale, mais typiquement colore et fierement coloniale espagnole au centre....et au alentour.....je decouvre bien la realite des familles qui tentent de respecter la mere terre et de decouvrir passionnement et respectueusement ces richesses...tout en tentant de repondre du mieux possible a ces besoins...et a ceux de sa famille....... Sur une population de
36 000 habitants, plus de 12 000 hommes, adolescents et garcons travaillent dans les mines.
Si je fait le calcul....en moyenne, les familles sont constituees de 3 enfants...alors chaque famille de Potosi y travaille. On denombre plus de 4000 mines en Bolivie.
Des mines cooperatives.......et des mines privees.....
Accompagnee de 3 amis et de 2 anciens mineurs jai penetree ce tout autre monde obscure, irrespirable, difficile, ardu, fascinant, mais si joyeux a la fois....rencontrant certains mineurs qui travaillent en souriant, accompagne de leurs amis et terminant leur journee de travail.
La mine dans laquelle nous sommes entree est une mine cooperative.....cest a dire:
- les mineurs n ont pas de salaire fixe (cela depend de leur decouverte),
- Les mineurs n ont pas d assurance avant plusieurs annee de travail,
- aucun equipements de securite n est fourni au mineurs (ils doivent se procurer eux-meme le minimum....bottes, casque, lampe....)
Comparativement a une mine Privee.....
- les mineurs ont une assurance apres 3 ans de travail
- leur equipement de securite est fourni (casque, botte, lampe, pantalon (complet) et masque pour eviter de respirer la poussiere)
- Ils ont un salaire fixe par mois
Toutefois..... dans une mine privee.....
- Les mineurs travaillent 4,5 ou 6 jours semaines a des horaires fixes (par exemple: de 6 heures a 16h, de 12h a 22 h, de 18h a 8 h, ...)
- les mineurs ne peuvent choisir leur equipe de travail (ils peuvent etre separe de leurs amis et familles)
- Ils ne peuvent quitter leur emploi, exepte si le medecin rempli un formulaire disant que ta sante ne te permet plus de vivre longtemps.....
Alors que dans une mine cooperative....
- les mineurs peuvent travailler le nombre de jours et d heures qu ils decident par semaine...(certains travaillent 1,2,3 jours seulement par semaine). par exemple, nous avons rencontre un jeune de 15 ans qui travaille 1 journee semaine a la mine pour pouvoir aller a l ecole (et d autre peuvent prendre du temps avec leur famille)
- les mineurs peuvent choisir leur equipe de travaille et travailler joyeusement avec leurs amis ou travailler seuls sils le veulent (les decouvertes se partagent entre l equipe)
- Les mineurs peuvent quitter le travaille des mines lorsqu ils le veulent (comme les deux jeunes mineurs dans la 30 aines qui nous y ont amene)
Prefereriez-vous une mine privee ou une cooperative???
L esperence de vie est mintenant d environ 45 ans chez le mineur. Un homme que nous avons rencontree avait 58 ans et le pere de notre guide y a travaille jusqua l age de 65 ans. La plupart du temps, les hommes y travaillent toute leur vie....
Voici le TIO....le diable de la mine qui se presente fierement a l entree! Le TIO peut etre bon ou mal....tout depend des offrandes qu ils recoient par les mineurs
Chaque mine possede son gardien qui recoit des offrandes (alcool pur (90%) qui est partage entre celui-ci, la Pachamama et le mineur, le reste demeure a ces pieds.... coca, cigarette, refresco et toutes sortes d objets illicites et etranges.....)




Descendant dans cette Terre obsucre....









Le travail est presque le meme depuis des siecles:
- Dynamitage pour defaire le mur de pierre en morceau
- Piquetage et pelletage de la pierre pour remplir les baril fait de pneu recycle(caoutchouc)
- les barils sont montee a une autre etage avec une corde, un crochet et des muscles d hommes forts travaillant!
- la pierre est transferree dans des traineaux de metal (contenant qui ressemble a des wagon) (que lon peu voir a l envers sur la 2e photos)
- Puis sur les rails....les wagon sont pousses jusqua la sortie
Extrement physique et extrement respectable comme travail....
Ensuite, le travaille n appartient plus aux mineurs....la finission avec les produits chimiques se fait a l exterieur....parfois dans d autre pays.....pour extraire les metaux precieux ainsi que la transformation.....
Une experience fort enrichissante et difficile! Apres 5 minutes de pelletage avec les mineurs , je devais passer le relais a mes coequipiers pour prendre une pause...pour reposer mes muscles endoloris de cette pierre impressinament pesante! Puis je reprenais....tentant de permettre au jeune de 15 ans qui y travaillait depuis plus de 9h de se reposer.....On a terminer de pelleter le secteur avec eux pour les "aider" a terminer plus vite leur journee de travail. "Si ca a pas ete plus vite....au moins ils ont pu se reposer un peu".
Apres 3 heures passe a l interieur de cette montagne, je sentais deja mes poumons respirer avec plus de difficulte...rempli de poussiere et mes muscles endolori de tout mon corps (a ramper, a marcher a quatres-pattes ou en petit bonhomme dans le labyrinthe que constitue ces tunnels.....)
A la sortie, l air glaciale m a fait un plus grand bien! cest la que j ai realise la rudeur de ce respectable travail!!!!
Marie-Eve (qui se retrouve avec une simili sinusite depuis ce temps)
xx
























Visites à la clinique

Suite à deux hospitalisations dans des cliniques et plusieurs visites et une visite éclair à l'hopital à Ouaga, je peux maintenant vous transmettre un compte-rendu de quelques différences entre ici et le Québec.

1- Première étape quand on veut consulter un médecin, on doit passer se faire examiner par un infirmier dans une salle réservée à cet effet. Celui-ci nous dirige ensuite vers le médecin approprié à notre bobo. J'arrive devant le bureau en question. Une dizaine de persones attendent dans le corridor, la porte est fermée. Ça va être long!!! La porte s'ouvre, l'infirmière me fait entrer tout de suite. La clé du mystère: Les dix personnes sont là pour une seule personne, pour la supporter. La famille africaine!!

2- Suite à ma première hospitalisation, j'ai eu besoin d'un rapport médical. Je me rend dans le bureau. Je cogne. On fini par me faire entrer. Une dame âgée (Ici on dirait une vieille) est seins nus sur un lit, assise en train de se faire soigner et continue sa discussion sans se soucier de la nouvelle présence (moi) qui vient d'entrer. Je crois que j'étais plus gênée qu'elle.

3- Deuxième consultation du médecin; Une longue file attend au bureau du médecin vers lequel ont m'a dirigé. J'attends. C'est long. À tour de rôle, des gens cognent à la porte du bureau, s'informent pour savoir où il est. Personne ne sait. Au bout d'une heure, il fini par faire apparution. Où était-il? Mystère. En pose café peut-être...

4- Je rencontre le médecin en question. Commencent les questions de base, "Qu'est-ce que tu as?, depuis quand? Mal où?..." Quelqu'un cogne. Le médecin se lève. "OUvrez, entrez, Ça va bien? Oui, je vais bien. Et la famille?... Bonne journée" Tout cela au milieu de la consultation. L'autre fini par partir. L'examen continue. Il me fait coucher sur le dos pour examiner mon ventre. "Ça fait mal ici?, là?.." Tout à coup, son cell se met à sonner. Il répond. "Ha bonjour, oui, je vais bien et vous? et la famille?... " Julie qui m,accompagne et moi on part à rire.

5- Comme je ne guérissais pas, quelques jours après, un dimanche, je décide de retourner consulter. Cette fois, je veux un autre opinion. Toutes les cliniques recommandées sont fermées alors, on se rend à la grande hôpital de Ouaga indiquée dans le routard. Il fait une chaleur terible cette journée-là et j'ai mal au coeur. J'ai peu d'energie, car ça fait déjà quelques jours que je suis malade. On arrive-là. Il y a des odeurs de nourriture partout, des gens vendent des choses à l,entrée, on ne sait pas du tout où se diriger. On se rend où il y a du monde. Des gens sont étendus par terre sur le bord du mur. On fini par entrer pour s'informer. Encore là, il y a des gens couchés ici et là. Ça sent mauvais, ¸a ne semble pas propre. Une infirmière en formation est assise à un bureau. On lui explique la venue de notre visite et on demande à consulter un médecin. Elle ne semble pas trop savoir quoi faire pour nous et nous suggère de nous rendre dans une clinique. On ne se le fait pas dire deux fois. Même à moitié là, je n'aurais pas voulu me faire soigner dans cet endroit. Juste les odeurs me rendaient plus malade qu'autre chose. Finalement, je retourne à la clinique présidentielle où j'ai touours été soignée. Le médecin partait dîner, mais il nous a pris avant de partir. Fiou.

Maintenant, je suis guérie et j'espère bien ne pas retourner visiter les cliniques.À la prochaineAmélie

vendredi 18 avril 2008

La vie à Bamako Coura


La vie de quartier est de plus en plus agréable. Pour vous permettre de comprendre un peu, voici comment ça se passe tous les jours. J’habite à 4 minutes à pied de chez Sylvain et Marie-Espérance, au début… Maintenant, on doit prendre 20-30 minutes pour faire le trajet.

Un arrêt en bas de ma maison pour saluer la famille, un devant la maison pour saluer le grin, un autre pour saluer les copains, puis devant le dépanneur pour saluer Serge. On continue et voilà les enfants qui veulent danser, au coin on retrouve ma copine et ses enfants qui prennent des nouvelles de la famille, la santé, etc… Voilà qu’on peu enfin traverser la rue. Mais une fois traversé, Sango le marchand de cigarette et les policiers qui se partage la ronde nous demande : Diarra, comment vont Diabaté et Coulibaly ? On donne les nouvelles et on continue. Les gars d’un autre grin nous salue et aimeraient qu’on s’arrête plus longtemps. Ensuite il y a notre ami qui parle espagnol qui commence à jaser. Je mélange alors espagnol, français, bambara, c’est fou un peu. On poursuit notre chemin jusqu’au coin de la rue suivant, celle de mes amis. On salue Babi et les gens au dépanneur. Je peux maintenant prendre la rue Dakar. Les petits amis crient : Toubabou, toubabou ! Les blancs sont arrivés et on le sait. On salue quelques personnes dont Yaye qui nous parle de ses miles et un projet. J’arrive enfin dans l’immeuble où Diabaté et Coulibaly vivent. On salue les gens de la bijouterie. Finalement, il y a Badjo, celui qui entretient l’immeuble, tellement gentil. Il vit sur le toit avec sa famille. On salue sa femme et le bébé puis…on arrive ENFIN chez mes amis.

C’est seulement le chemin vers chez mes amis, c’est la même histoire vers le marché ou le travail. Vous comprenez un peu pourquoi les rues du Québec me paraîtront vide à mon arrivé. On est tellement toujours en contact avec les gens. C’est une si grande richesse et quel privilège de pouvoir connaître ses beautés du quotidien.

Merci la vie !

Palu be ne na !

Bon avant de commencer ces nouvelles, je veux vous dire que je vais bien. J’ai attrapé la malaria la semaine dernière … Ha panique ! Sérieusement, ça va. Je prends Malarone, un anti-paludéen à 5$ la pilule, je dors avec un moustiquaire et je mets de la crème (pas trop souvent mais dès fois). Malgré les précautions prisent, ça peut arriver. J’ai attrapé le palu classique pas trop grave. Il en existe 4 sortes.

J’ai passé la semaine dernière au lit, sans force et appétit à 41 degré en moyenne. Pas trop le fun. J’étais bourré aux pilules et à l’eau.

Quand on est malade ici, tout le monde vient te visiter. Les collègues de travail sont venus me donner des fruits, Ben du Café est passé, Fato Che et Mélanie sont venues, etc… Même si c’est fatiguant, ça fait du bien de se sentir apprécié et soutenu. On cherche moins sa mère comme quand on est malade vous voyez.

Le paludisme c’est des montagnes russes. Tu es au lit des heures puis, tu as un peu d’énergie. Tu vas manger une bouché et paff, tu te sens à terre alors c’est le retour au lit. C’est comme ça 5-6fois, en fait toute la journée. Le meilleur ami du palu étant la fatigue, j’ai repris le travail lundi dernier à mi-temps, juste les AM. Je rentre ensuite bien tranquille à la maison. Je commence à rattraper un peu la forme. J’ai suivi mon cours de danse hier, je me suis couché brûlé tout de suite en arrivant.

Je vous invite à lire les articles de M arie-Espérance qui décrivent très bien l’état dans lequel on se trouve quand on a le palu. On forme maintenant un véritable trio Sylvain, Sally et moi car on a tous eu et survécue à la malaria malienne.

Maintenant, je suis une vraie Malienne car tout bon malien a eu au moins un palu. C’est ça l’adaptation.

Vacances au Burkina Faso

Durant les vacances de pâques, je suis partie voir mes amigos du CFCI a Bobo Dioula So. Je suis partie en voiture avec un collègue de travail. Le chemin était magnifique mais modusse qui faisait chaud. J’avais 2 jours de transport de prévus et 2 jours de vacance là bas. C’est tellement différent du Mali. Les principales différences sont la pollution et la végétation, Bamako est vraiment plus pollué que Bobo. J’avais l’impression de mieux respirer. La partie du Burkina que j’ai vu était moins désertique que mon coin de pays. Sinon les vendeurs dans la rue sont vraiment plus harcelant. Et le point assez significatif c’est l’ouverture au niveau de l’alcool et de la fête. Les religions étant plus partagé entre chrétien, musulman et animiste, on voit des comportements différents. Il y a des maquis (bar) a tout les coins de rue et plus de musique. L’ambiance est vraiment différente.


Dollo J’avais envie de connaître la fameuse dollo burkinabé. C’est une bière a base de mil qui se boit dans des calebasses. Je suis entré dans un super marché et j’ai demandé ou je pouvais trouver une dollotière. Les employés terminaient alors ils m’ont invité a les accompagner dans leur quartier. On est partie en moto et on s’est installer devant les calebasses. Une calebasse coûte 100 Francs soit 25 cent. On a parlé de pleins de trucs intéressant sur la culture et les ethnies, ça été des échanges vraiment riches durant nos 3 calebasses.



J'ai fait ma première visite touristique depuis le début de mon arrivée en Afrique. On a exploré l'ancien village qui présentait les quartiers traditionnels (musulman, animiste et tout).



Guinguette
Etant en plein dans l'aventure, on est parti un après-midi à la guinguette, une rivière à 30 minutes de Bobo. On est partie une dizaine de motos. Je me sentais tellement en vacance. La route en forêt et les sentier de bouette pour arrivée à destination. Avec Fato Che "l'homme fou" qui est devenu un bon ami, on a trippé. Pendnat que les gars jouaient au foot dans l'eau, moi et Isa on s'est baigné en buvant notre vin de palme. Que demander de plus ?



A mon retour, Abdoulaye, le chauffeur du CFCI était à Bobo alors j'ai fait un bout de chemin avec lui jusqu'à Bla au Mali à environ 6-7 heures de Bamako je crois. J'ai pris l'autobus pour la seconde partie du voyage. A peine 5 minutes que j'étais assise, la fillette à mes côtés a vomi...sur mon sac. Il restait encore un bon 6 heures de voyage à l'odeur de vomi et à la chaleur intense!

La vie mérite d'être déguster à chaque moment et je me fait un plaisir de mordre de plus en plus dedans.

mardi 15 avril 2008

Creuser la terre au paradis des mangues.





Emprunter les sentiers de Siby rappelle les chemins qui mènent de la route à la plage dans l'est canadien. Tapée par le soleil et le trafic des visiteurs, la terre est dure. L'herbe en marge est longue et sèche. Plus on avance, plus il y a de sable. Toutefois, contrairement à ces chemins plageux, les sentier de Siby n'aboutissent pas à l'eau, juste à plus de semi-désert.

La description de semi-désert est peut être une exagération non scientifique, mais comment expliquer avec mon lexique occidental la faune et la flore du Mali? Les blocs montagneux Malenké n'ont rien à voir avec les piques enneigés de l'Alberta. La terre n'est pas la même, ni en teinte et ni en texture, que celle du Bas du Fleuve. Les constructions anciennes et modernes Dogons ne trouvent pas les mêmes références architecturales que celles des autochtones américains. Les petits lézards rapides sont comme les écureuils de Montréal, mais pas vraiment. Bref, c'est différent.



Dans la région du Malenké, la terre est infusée de plus de jaune et moins de rouge que celle de la région de Bamako. Quand on fait la route de jour, on se rend compte de cette lente gradation de couleur.

La sécheresse et la chaleur envahissante que l'on retrouve à Siby laissent vivre que quelques maigres buissons, beaucoup d'herbe sèche et des manguiers. Ce qui impressionne, c'est de retrouver ce contraste étonnant entre la sécheresse du sol dépourvu et les manguiers verdoyants pleins de fruits.



Sur les terres jaunes et dures encore tracée des labours de l'hivernage dernier, on trouve presque que des manguiers.

Apparemment cet arbre aime les extrêmes. Il se réjouit du manque presque total d'eau pendant la saison sèche et produit sa première récolte à ce moment. Puis, avec la pluie de l'été, il se repose et reprend ses forces. Mais Siby a un microclimat que je ne comprends pas et c'est grâce à ce microclimat que les manguiers réussissent à produire deux (2) récoltes par années, en mars et octobre.
Lors de la cueillette, camions, voitures, sotramas -tout ce qui a un moteur et des roues- font le trafic des mangues jusqu'aux frontière de la Mauritanie et du Niger. Être dans le village en mars est comme avoir le nez enfouit dans une mangue bien mûre et juste assez sucrée.







mercredi 9 avril 2008

Ma convalescence



J'avais mal mais à ce point là? Je ne le saurais jamais. On m'a donné carte blanche, il suffit de me reposer.
Après la grande chaleur, je m'installe sur la banquette défoncée du Sotrama qui m'amène à Sebenicoro, le premier point de transit. La fatigue est lourde, la paresse règne mais l'excitation d'être loin de Bamako soutient mon esprit. C'est l'aventure de ma maladie.
Sebenicoro est une ville en terre rouge. Un endroit que je voulais revoir pour prendre des photos: les rouges, jaunes et gris du paysage s'y mixent parfaitement. Mais pas cet après midi.



Ma lassitude fait en sorte que je n'obtient pas de place dans le minibus qui, en quittant, débordait de gens à l'arrière, portes ouvertes, traînée de poussière suivant le tout. On m'indique un Sotrama déasbusé un peu plus loin. Oui, il va à Siby livré du riz. En effet, ils ont empiler à l'arrière des sacs de 50 kg. Six de haut, quatre de large, quatre de profond. 5000 kg de riz? Cinq tonnes de riz dans une mini fourgonnette, est-ce même possible? Il y encore un peu de place, neuf personnes peuvent encore s'installer. On attend qu'ils arrivent pour partir. Ils arrivent. Maintenant il suffit que les deux femmes avec deux enfants, le vendeur d'oreiller, les deux mécaniciens, la blanche, le pilote et le chauffeur attendent à l'ombre de la camionnette que les mécaniciens fassent démarrer le moteur.



Le soleil se couche. La lumière orange se mélange à la poussière soulevée par le vent.
Le moteur pète le vrombissement de départ. Tout le monde embarque. Comme la blanche est l'invité du Mali, il n'est pas question qu'elle s'installe sur les sacs de riz, elle doit s'installer dans la cabine.
Entre le chauffeur et le pilote, je me brûle les mollets sur la cage du moteur. On roule lentement et tout aussi lentement, le Mali s'étend devant moi. Puis à la première colline, il arrête de s'étendre. Le Sotrama est trop lourd. Il faut sortir et attendre qu'il grimpe la côte. La poussière des voitures et des camions passants s'élève et forme des touffes au long de la route.



La côte conquise, on court pour rattraper la camionnette, on saute, on est en place, on roule.
Personne ne parle dans la cabine. Le chauffeur se concentre sur la route, lançant ses bras de droite à gauche afin de maintenir le tout sur un ligne droite. Le pilote, lui, regarde par la fenêtre guettant ce qu'il vient à l'arrière.
Moi, je me contente de regarder le paysage, la route nationale en terre, les autres camions surchargés de marchandise qui avancent doucement vers la capitale.Dans mon oreille droite, la voix de Maximillien Bouchard est parfaite pour accompagner l'atmosphère de la cabine.
Ils ont mit le chauffage dans le tapis pour éviter que le moteur ne surchauffe. On avance moins que lentement. La chaleur, la poussière, Maximillien Bouchard, le silence, la nuit et 3 heures pour un trajet de 55 km.
Quand soudainement apparaissent sur le bord de la route des sacs et des sacs de mangues, je sais qu'on est dans le Cercle de Siby, le paradis de la mangue. Des lampes de pétrole et des lampes de poche illuminent l'activité du centre village.
Le Sotrama s'arrête subitement.
"An be Siby".
On me tend la main et on me remercie de ma compagnie.
Je suis en brousse pour me reposer.