Les Chroniques du U

sont la collection de nos récits d'aventures, de nos impressions et de nos réflexions de coopérants en stage outremer. Le U autour duquel on échangeait au Québec fut virtualisé pour inclure tout ceux qui le veulent à la discussion de coopération, développement, etc. Laisser vos commentaires ou contactez nous à l'adresse courriel: cfcistes@gmail.com.

samedi 9 février 2008

Le 8 février une journée mortuaire à se souvenir.

Hier, je suis aller voir comment les africains vivaient le deuil en famille.

Nous avons fait 3hrs de route et mes yeux et ma tête sont remplis d'images magnifiques. Rien n'est plus vivante que le dernier hommage qu'une population offre à ses aînés.

Les danses, la musique, les chants, la cérémonie, les invitations, les dons pour la famille, les remerciement familliaux, les joies... Beaucoup de choses qui rend la cérémonie bien vivante.

Un seul petit bémol, je m'attendais à ce que la cérémonie religieuse soit plus vivante, mais non! La même chose qu'au Québec mise a part la langue.

Je me sens préviligier car on me montre beaucoup de chose sur la culture Burkinabé. C'est une culture ouverte pour nous puissions faire une éducation au développement efficace a notre retour.

Le 8 février est une date à retenir car plusieurs personnes qui travaillaient de près ou de loin dans l'ATB sont décédés. Le grand oncle d'un comédien atbiste.
Lorsque nous étions à l'enterrement, un second accident s'est produit. Le directeur des communications du carrefour international du thhéâtre à Ouagadougou a été impliqué dans un puissant accident d'auto. Il en est mort sur le coup. En sortant de la ville nous avons vu les deux véhicules impliqués. Aucune chance pour les deux chauffeurs. Perte totale et mort sur le coup. Cela à ravager les membres de l'ATB. Pour finir, un jeune qui devait faire du BREAK DANCE se soir s'est fracturé le bras à deux endroits. Alors... Plus de break dance.

Ne vous en faites pas le moral va bien. Ce sont des choses normales qui arrivent au Burkina et au Canada et partout dans le monde.

Voici deux photos de l'enterrement.

Pour ceux qui serait choqué des prises de photos sachez que la famille m'a autorisé et ils ont mêmes pris certaines photos.

Maitenant voici en gros la cérémonie. A noter que chaques cérémonies sont différentes tout dépendant de l'ethnie et de la famille

1. La procession vers l'église accompagner de chant et de musique. Nous serrons la main des femmes de la famille

2. L'entrée dans l'église suivit de l'entrée du tombeau.

3. La messe accompagner de chant de femme et de percussions.

4. La sortie du tombeau par les villageois. Ils dansent tour a tour avec le tombeau. Ils le fait tellement danser que le tombeau avance par lui-même. C'est pour lui souligner un dernier
hommage. Ils sont environs une 20aines autour du cerceuil à la fois. Il n'y a donc aucun danger que le cerceuil tombe. Ils continuent de danser avec le cerceuil jusqu'a ce que ce dernier ait rejoint le trou.

5. C'est la sortie des femmes qui gardent le trou

6. Le prêtre dit les derniere prieres et la famille aspèrge le cerceuil d'eau bénie.

7. Les villageois recouvre le trou de deux immenses morceaux de pierres comme pour garder le cerceuil a l'abri des intempérie.

8. Ils offrent du linge au mort.

9. Le trou est refermé

10. La demande d'aller manger et de prendre la route est demandé au chef du village.

11. Une fois que le chef du village a autorisé, nous pouvons aller manger le repas que la famille a préparé. Et là pas de fine gueule. On mange à la burkinabé et pas autrement. (Les membres de l'ATB étaient tous surpris de me voir manger avec mes mains, je crois qu'ils pensaient que j'allais me plaindre ou que j'allais être dédaigneux.) Rien de tout cela. J'ai respecté les coutumes.

12. Une fois que nous avons mangé il y a les salutations à la femme du mort.

13. La route est accepté. Donc nous partons.

Voilà

Aucun commentaire: