Les Chroniques du U

sont la collection de nos récits d'aventures, de nos impressions et de nos réflexions de coopérants en stage outremer. Le U autour duquel on échangeait au Québec fut virtualisé pour inclure tout ceux qui le veulent à la discussion de coopération, développement, etc. Laisser vos commentaires ou contactez nous à l'adresse courriel: cfcistes@gmail.com.

mercredi 26 mars 2008

Scenes bamakoises de Sylvain...

Voici quelques scenes de la vie bamakoise…

Sur un pallier de mon immeuble ce matin, en descendant pour aller yala yala (me ballader), j,ai pu apercevoir le tableau touchant de trois jeunes meres faisant la sieste sur le sol poussiereux avec chacune pres d,elle leur enfant unique… Chaque enfant dormait, la bouche autour du mamelon dénudé de sa maman, prêt a téter une bonne portion de lait si la fin l,éveille… Joli tableau démontrant une fois de plus qu,ici, les tabous sont ailleurs… Vraiment admirable comme scene ? Il faut aussi savoir que ces femmes avec leurs maris et autres membres de la famille vivent la, dans les escaliers du blocs d,un vieux riches… En échange du droit d,habiter un plancher et un toit d,immeuble, ils font la conciergerie et autres…

Au coin d,une rue passante du centre ville de Bamako, j,ai pu apercevoir un mouton se faire égorgé, puis se débattre dans une large flaque de son propre sang… C,était peut etre une chevre, je n,ai pas regardé bien longtemps… Comme la majorité des familles, tout comme moi, ne possedent pas de réfrigérateur, la viande est tenue viande au bout d,une minuscule corde, jusqu,a ce que le moment de la manger sois venu… Dans toute la ville, il y a des chevres, moutons et poules attaches aux clotures, poteaux de lumiere et autres bouts de machins assez solide pour tenir l,animal en place… Meme si la ville possede un grand nombre de rues en terre, elle est loin de ressembler a un lieu de campagne, ces betes captives de la capitale sont surprenantes a voir…

Le poids de la tradition est puissant ici. Il pese lourd dans la balance des decision… Modernités ayant sauté des tonnes d, étapes cottoient donc ici des traditions souvent magiques, transmises de bouches a oreilles, avec toutes les modification que ces discours impliquent… Un de mes collegues est un génie de l,informatique et de tous les gadgets lecteurs mp3 et autres… Cepandant, il va consulter un marabout, porte des grisgris et croient que certaines personnes peuvent disparaitres et reaparaitres ou elles veulent… Il n,est pas un cas isolés…
Aussi, apres un atelier de prevention du VIH sida et des autre ITSS/MTS, apres une rencontre tres completes avec des jeunes filles, un directeur d,une ressource tres connut de la place s,est leve, offusqué… Les animatrice n,avaient pas parlé des technique de programmation des naissances traditionnelles… Les colliers magiques et autres… Et voila le message d,avant tout déformé… J,en ai parlé au bureau et un éducateur m,a dit que c,était vrai, qu,il avait longtemps porté une ceinture grigri et qu,il n,avait jamais eu d,enfants ni de maladies a l,époque… J,ai eu envie de lui dire qu,il était possiblement impuissant… J,ai oublié l,idée…
Voisin de notre centre, il y a un organisme qui vient en aide aux personne atteintes du VIH sida… Un mur nous sépare et une porte grillée permet de voir d,un cote comme de l,autre… Malgré cela, plusieurs jeunes ne croient pas en le "mythe" de cette maladie…

L,excision est encore tres presente ici (plus de 90 pourcent des femmes) et le poids de la tradition freine encore ici un avancement… En attendant, des femmes, des filles et des fillettes en souffrent… Dans une revue in de Bamako, il y avait un courrier des lecteurs sur le sujet… Cela fesse plus que les trucs de ta meilleure amie est elle vraiment ta meilleure amie des adorables et compagnie…

Ici, il est important de saluer la moitié de la ville en sortant acheter du pain... Je rigole en me rappelant qu,il m,arrive au Quebec de changer de chemin ou de faire semblant de dormir dans l,autobus pour éviter certaines rencontres ou conversations...


Profitez du paysage et du dépaysage...

Sylvain xxxx

Malaria, not heat makes me sweat.

Des illustrations pour alléger des pages et des pages de textes...

For weeks I have been sweating bullets, thinking that my spanishness had failed me. I left Montreal fleeing the cold, hoping to find the extreme heat of Mali comforting. I was only disapointed by my difficulties of adaptation.
But now I know that it was fever not heat making my life unbareable.




When finally, I forgot to take my daily dose of antimalaria pills, the illness hit me with all of its force. I suspect though that I had been carying it around for at least 2 weeks. Being constantly tired but unable to sleep; sleeping and waking up feeling as though I have been up for 4 days; having my face scare my little friends; and believing that, unknowingly, I was hit by truck were the syptomes that prompted me to consult the doctor.



Half my monthly wage was spent in blood analysis, taxi rides to the other side of the Niger River, and 2 brief encounters with a young, quebec educated, malian doctor.
It was all unconclusive which means they treat you for the most dominante illness in Mali and they hope you dont die of something they didnt see.




They give you vitamines and pills that are to cure you they say. For 3 days, twice a day, I forced myself out of bed to take the medication and eat. Nothing has ever been as painful.
The annoying thing about malaria is that it comes in waves. For 5 hours you wish for death to deliver you of the pain and fever that you have to endure in 40+ degree weather. Then, you suddenly feel okay. Not 100% but better. You get up, get dressed hoping to breath some fresh air, leave the house and salute all your neighbors, make it to the corner and out of nowhere, you are hit by another wave of fever and pain and with great difficulty make it back to bed.



You also know that with every wave, the sickness is bursting your red blood cells. From Tuesday to Sunday I lived under my mosquitonet cursing the one mosquito that got me.

lundi 24 mars 2008

Pâques...la résurrection de la Pachamama! (Bolivia)

Fête de Pâques! Jeudi dans la journée c’est l’horaire continue de travail pour presque tous les milieux de travail formels (formels sont plutôt les milieux gouvernementals et entreprises en grande et informels, une grande majorité, sont les vendeurs dans les rues, les petits restaurants, les ONG, qui gèrent eux-memes leur horaire...selon leurs besoins...). L’horaire de travail continue est de environ de 8h à 13h-14h-15h...dependemment , sinon cest l’horaire normal dont je fais de 9h à 12h et de 15h à 18h. ...alors jeudi pour le jeudi saint c’était l’horaire continue, puis congé le vendredi saint!

Jeudi dans la nuit, et toute la journee de vendredi, les gens montaient la montagne jusqu’au Christ, qui parait un petit sanctuaire....en jouant de la musique et accompagné d alcool pour certain et d’offrandes pour la Pachamama. Pendant ce temps, dans la ville c’est tranquille et le silence s’installe rapidement dans les rues. Les bars et les restos sont fermés pour les deux seuls journées de l’année jeudi et vendredi soirs....interdiction de vendre de l alcool a partir de telle heure!

Le vendredi pas de viande se mange! Ils font le plein de vitamines, de légumes et de fruits pour l’année qui vient.... (les gens mangent majoritairement de la viande et des féculants ici...peu de légumes et de fruits en ville....à Sucre, les fruits sont assez dispendieux)

Samedi cest les repas en famille....12 plats ....moi dans la journée, jai profité du calme de la ville pour monter la montagne avec mon ami. Arrivée au sommet avec une vue superbe sur la ville...une énergie immensément présente et paisible s’est emparée de nous. Une communauté d’environ 10 personnes était asise en ligne d’un côté
Chacun devant soit un petit feu leur permettant de faire brûler les feuilles d’eucalypsus pour purifier, puis s’offrant a tour de rôle des feuilles de coca, la mâchant, de l’alcool (la chicha) et des cigarettes *illégales* au Québec....sans oublier d’offrir a la Pachamama, versant quelques gouttes d ‘alcool au sol, des feuilles de coca.....

Continuant le cercle, entourant le sanctuaire ou surplombe une statut du Christ, quelques autres famille s’offrant tranquillement et paisible a tour de rôle ces mêmes offrandes, sans dire un mots, partant doucementy de temps en temps.....

Je suis restée a l’extérieur du cercle plus de 2 heures à ressentir l’énergie, à observer paisiblement et à respirer l’odeur d’eucalyptus.

Puis au centre, une structure, au haut des marches, des familles a tour de rôle y montaient et se faisait bénir! Avec de l’encent d’eucalyptus, rassemblés et entourés d’une corde et des confetis sur la tete, le maître les bénis. Avant ou apres, la famille fait une offrande à la Pacamama. Puis au pied du sanctuaire, une autre famille est rassemblé agenouyée sous un drap blanc, un bol sur la tête, toujours l’encent d’aucalypsus, un chamam les bénis.
Un magnifique mélange de la religion catholique, des traditions et de la croyance en la Pachamama!! Un symbiose qui s’est créée au fil du temps, permettant la présence des premiers habitants de cette terre et démontrant le pouvoir de la colonisation telle que la connue l’Amérique!

Peu importe votre croyance, vos traditions et vos interprétations, l’énergie humaine peut se faire ressentir! Elle peut permettre bien plus que vous ne croyez! Réenergisez-vous par le moyen que vous connaissez et prenez soin de vous!

Marie-Ève

Petit video Pujllay

Voici une communaute se rendant a la cancha pour aller danser toute la journee pour le PuJllay de Tarabuco!

Une petite idee de la musique....

Marie

jeudi 20 mars 2008

PuJllay, Tarabuco, Bolivia



Le chapeau de ces jeunes filles avec les bords retroussés vers le haut signifient qu'elles sont célibataires!

!Hola! pues..... mamasitas y papasitos!
¿Que tal mamasita?
!Bien pues! ¿y vos? Trabacando no más pues....
¿Cuanto cuesta la chiquitita cosita?
unito pesito mamasita y la sopita a tresito...
ita...ito....puesssss......

Marie-Espe tu m avais parle du puesss.....mais ici cest vraiment intense!! Je niaise toujours avec ca! Si puesssssss.... Les ados disent sipssss para decir si (oui). Et tous les objets , les chiffres et tous ce qui est posibles sont complétés par ito ou ita a la fin!!! Pour quelqu'un qui vient apprendre son espagnol ici ca doit etre compliqué!! Et les personnes....papasito, mamasita... Je m habitue et je trouve ca drole! Cest comme si en francais....


Salut...ca va? Ouin yo, cest clair!
Comment on va a ta maisonnette, avec ta camionnette?...Oui ma mignonette yo cest clair!!!
Pas tout a fait ca mais bon...cest assez generalise commes expressions!!!!!
Puis un autre petit tour au campo la fin de semaine passee et oui...pour un autre festival! Plus traditionnelle! Le PuJllay!! C est la fête de la libération des espagnols dans le village de Tarabuco près de Sucre! Plusieurs comunautés environnantes y étaient présente! Dans une courte parade, les groupes se rendaient jusqu'a la cancha (terrain de soccer ou de sport) du village ou ils continuaient a danser encerclé de gens. Des danses et des chants en quechua differents les uns des autres, dont une danse ou un homme et/ou une femme ce promenent a l'interieur d'un cercle de danseurs (qui dansent un peu comme la claquette) en suivant le rythme de la flute et/ou du charango et s'ils de suivent pas le bon pas au bon moment, la personne au centre leurs fouettent les pieds... plusieurs dansent traditionnelle. Je vous laisse que sur des photos....


Puis dans la ville, plusieurs changement encore! Je travaille maintenant avec une nouvelle équipe (psychologue, travailleuse sociale et un éducateur), car le prefet a été changé, due au mouvement politique et la nouvelle prefet par interim y sera que pour quelques temps. Quand le prefet change, l'équipe du service departemental de gestion sociale change en partie aussi!


Mais ca va bien au hogar! De beaux projets sont en voies et c'est motivant de travailler en équipe un peu plus! Dans la ville, quelques consultations publiques ont lieux ces derniers jours et des marches de quelques heures s'organisent, ainsi que des grèves de la faim de quelques étudiants!
Cela pour manifester leur accord ou leur desaccord envers une série d'enjeux politiques.

Statue crée pour l'évènement et installée dans le village de Tarabuco! Elle représente la victoire des villageois lors d'un combat avec les soldats espagnols en 1816. Suite à ce combat, les soldats ont quittés le village. Au pied de la statue...il est écrit 'Soldat réaliste'! Personnellement, je le trouve très violente cette statue!!!!....



Marie Eve xx






mercredi 19 mars 2008

Mariage Peule

Ah que de péripéties avec mes deux cousines poulottes adorées.

Il faut savoir que le mariage se passait dans la case de Diallo. Elle m'avait invité ainsi qu'Hawa, ma deuxième cousine.

Je suis arrivé après la cérémonie officielle de mariage qui se passait à la mosquée à deux pas de chez Diallo.

Les vieux hommes de la demeure accueillaient tous les invités à l'entrée de la case sous un immense chapiteau. Je suis arrivé avec Barry, un comédien de l'ATB qui est le petit copain de Diallo. Alors les vieux m'ont salué chacun leur tour en langue peule. Je ne comprenais absolument rien. Par ce qu'il faut savoir qu'ils ne prononcent pas tous les mots. Alors pour une oreille québécoise c'est difficile.

J'entre finalement dans la cour avant et Diallo vient nous saluer. Nous allons vers la droite dans une case indépendante où je vais porter mes effets personnels. C'est un endroit sûr. Alors Diallo accompagné d'une cousine que je ne connais pas, nous servent a manger. Alors, nous mangeons de la façon traditionnelle. C'est-à-dire avec les mains. Elles me servent du lait que je refuse poliement. Diallo me dit : MAis couz, le lait à été bouilli. Il n'y a pas de problème. Je le refuse quand même en me disant que de 10hr le matin à 17hrs le soir il s'était gâté. (Voir explication dans l'autre texte.)

Nous finissons de manger, les filles me montrent quelques mots en Langue peule, que j'oublie instantanément après l'avoir répété. D'ailleurs encore aujourd'hui je ne me souviens plus des mots qu'elles m'ont appris. Hawa arrive. Dans une cacophonie de griotes qui chantent les louanges de la famille du marié. Elles me voient du coin de l'oeil sentent que je suis un nasara (Blanc) Ils arrêtent leurs chants d'un seul coup et s'en viennent vers moi. Merci Koné (professeur au CFCI) de nous avoir dit quoi faire quand on rencontre des griots. Elle me chante en langue peule que je devrais leur donner de l'argent parce que ma famille est riche et que je suis blanc donc que j'ai l'argent. Alors, moi je joue le jeu et je leur dit que je ne comprends pas le peule. Ben, elle m'ont chanté en français pendant au moins 5 minutes les louanges de ma familles. Mais pas la famille Pelletier ou Gosselin. NON, la famille Diallo et Tall. C'est les noms de famille de mes deux couz. Après cette cacophonie, plusieurs refus, mais beaucoup de rires de tout le monde, les griotes sont parties et j'ai pu saluer en bonne et due forme Hawa. Elle me ragarde et ri. Elle me dit de sa voix très douce : Ca va? Ca ne t'a pas choqué. Je lui ai répondu : Non, j'ai trouvé ça très drôle et j'étais déjà au courant de ce genre d'événement. Alors nous avons attendu presque deux heures a discuter de choses et d'autres pour aller chercher la mariée.

Oui car la tradition veut qu'une fois que tu es marié, il y a une fête dans la famille de l'homme et une fête dans la famille de la femme. Vers 21hrs l'homme s'en va dans la famille de la femme essayer de la récuper, car la femme doit se cacher et l'homme doit donner de l'argent à la famille de la mariée s'il veut avoir des indices de la cachette. Bref, un truc très rigolo. J'ai pu observer cette pratique, mais juste avant cela. Nous avons dû nous rendre chez la mariée. Alors, moi je ne connais pas Ouaga, mais là j'étais avec des Ouagalaise qui ne savaient pas vraiment où elles allaient. Nous avons dû nous arrêter deux fois pour demander notre chemin. D'autant plus que deux autres voitures nous suivaient. C'est à ce moment que je me suis rendu compte que les mariés ne se connaissaient pas du tout. Ni d'ève ni d'adam, ni du passé. C'était la fameuse tradition où la femme est promise à un homme avant sa naissance et cet homme ne dois se manifester que lorsqu'il aura 18 ans. Avec toutes les traditions qui vont avec. (Noix de cola, trousseau, etc...)

Donc une fois que l'homme à trouver son épouse, l'épouse doit pleurer pour signifier au parent qu'elle accepte son époux, qu'elle veut partir vivre sa vie, mais qu'elle a de la peine à partir du nid familial. Si cette étape n'est pas fait. La famille du côté de la mariée sera en colère contre la mariée. Alors la question est posée vaut-il mieux faire semblant ou ne pas pleurer du tout disait Hawa d'un petit sourire narquois. Donc quand la mariée a pleuré, il y a des filles, uniquement des femmes, qui chantent devant la maison de la mariée. Des chansons de leurs enfances. Hawa m'a traduit toutes les chansons. Mais il y en a eu plusieurs. Elle m'a aussi dit : "J'espère que mon mari va prendre plus de temps pour me trouver après mon mariage". Elle s'est retourné vers Diallo et a dit : "Hein couz, tu vas tout faire pour qu'il prenne toute la nuit. Comme cela je pourrai m'enfuir."

Simplement pour dire qu'Hawa veut rien savoir du mariage parce que les hommes burkinabés répriment beaucoup trop la femme. Mais comme elle est rendue à un âge ou la majorité des femmes sont mariées et ont un enfant. Puis qu'elle n'en a pas. Ca la travaille un peu beaucoup.

Donc je disais qu'une fois que les femmes ont dansé et chanté. Les hommes sont sur leur moto et font des acrobasie casse-cou. Des choses abracadabrante. Comme conduire debout sur la moto. Conduire sans les guidons, conduire avec les pieds, faire une shire en arrêtant, etc...

Puis c'est le retour à la maison de l'homme. Escorté par les motos en premier plan qui continuent leur acrobatie, les voitures du cortège et au final la voiture des mariés. Un petit bruit agressant ne cesse de se faire entendre. Oui le putain de klaxon. Là c'est vraiment agressant. Parce que la tradition veut que lorsque tu fais un mariage en Afrique, tu ne dois pas refuser l'entrée à aucune personne. Le klaxon étant un signifiant pour tous les burkinabés. Les voitures biffurques pour être dans le cortège. Si c'était seulement les autos. Les motos aussi. Ce qui fait que nous sommes parti de la mariée, il y avait 10 motos, 3 autos + l'auto des mariés. Nous sommes arrivés chez le marié, il y avait 30 motos, 15 autos + l'auto de la marié. C'est comme cela. Un mariage signifie pour les burkinabés qui n'ont pas mangé qu'ils vont pouvoir s'en remplir plein la panse. Alors quel fou n'en profiterais pas. Si tu te marie au Burkina et que tu as oublié de mettre un quota sur tes invitations ca va te coûter au-dessus de 500 000 milles FCFA. C'est beaucoup. Ca représente en canadien environ 1000$ Avec 1000$ tu fais manger toute ta famille pendant au moins 6 mois.

Donc arrivé chez la maison de l'homme. L'homme prend la marié dans ses bras et l'amène dans sa chambre. Qu'est-ce qui se passe la-dedans? J'en ai pas la moindre idée. Je n'y avais pas accès. Plusieurs personnes à l'esprit mal tournées me diront que les amoureux se découvrent d'adam et d'ève. Mais il faut savoir qu'ils sont enfermé dans la même chambre trois jours durant. Il ne peuvent pas sortir de leur chambre. C'est a ce moment que les cadeaux commence. Parce que c'est vrai que les premiers instants sont pour les ébats sexuels. Car à l'extérieur de la chambre, il y a 2 femmes qui attentent. la première pour nettoyer le sexe de la femme si il y a eu coulée de sang ( donc si elle est vierge) et la deuxième pour récupérer les draps des ébats. Car si le drap est tacheté de rouge la famille de l'homme reçoit de l'or. Je me suis demandé sérieusement si ce n'était pas l'une des raisons pourquoi les femmes se faisaient encore excisées. Passons, j'aime mieux pas m'imaginer la réponse. Si tu veux aller déranger les amoureux dans leur quarantaine amoureuse, il faut que tu leurs apporte un boeuf. Bizarre, mais c'est comme cela la tradition. Sauf si c'est la famille qui a à les déranger.

Donc pendant que les amoureux s'aiment. Les femmes entament des danses pendant toute la nuit.
Mais pour ce mariage, il n'y a pas eu de danse car quatre jours avant le mariage il y avait quelqu'un de la famille qui était mort. Comme encore une fois la tradition veux que la 4e journée soit un moment de recueillement. Les femmes ont décidés de ne pas danser.

La fête à continuer jusqu'au petite heure du matin, mais moi je suis partie à 12h00. Trop fatigué pour continuer a être émerveillé. D'autant plus qu'un autre mariage m'attendais le surlendemain.

Mais ça c'est une autre histoire.

Pour continuer dans la veine d'Amélie

Voici des expressions typiquement burkinabé.

C'est fini : Il y en a plus.

C'est gâté : C'est briser

C'est caler : C'est fait, trouver

Il faut caler : Il faut trouver

Ou bien : (Voici trois exemples)
1. Le message que Junot voulait dire était que Julie était venue en retard ou bien
2. Est-ce que c'est vrai ou bien
3. Rien ne sert de courir ou bien

Dans tous les cas e ou bien veut dire le contraire de ce qui a été dit avant. Comme par approbation.

Bidon : Bouteille d'eau

Zoaszin : Johachim (Tous les burkinabés ne sont pas capables de prononcé un J et un CH. Donc mon nom sonne Zunot ou des fois Zinot. et cheval sonne seval.

Metteur enceinte : Metteur en scène (Bon ça c'est plûtot une blague, mais ils le disent beaucoup.

Un banc pour vous : Applaudir

Tout est relatif

- Le to : Repas préféré de plusieurs burkinabé, repas détesté de l’ensemble des blancs
- 10 degrés dans la saison froide : Maudit que c’est froid (pour un burkinabé)
10 degrés dans la saison froide au Québec : C’est pas normal, où est la neige ??
- S’essuyer avec du papier de toilette, c’est malpropre (pour les burkinabé)
S’essuyer avec la main et de l’eau, c’est malpropre (pour les Québécois)
- Au Québec, donner du temps à quelqu’un est une marque d’affection, de respect, tu lui donnes de ton temps, donc tu le considère.
Au Burkina, donner de l’argent quand une personne a besoin peut signifier la même chose (mais faire attention, pas tout le temps).
- Homosexualité au Burkina : honte, maladie, se choisi
Homosexualité au Québec : Festival de la fierté gai, lignes d’écoute pour aider les gai à s’accepter, ne se choisi pas,
- Les burkinabé ne nous considèrent pas nécessairement propre parce que : Nous faisons le ménage aux deux-trois jours et pourtant, ils jettent leurs déchets par terre et confondent douche et toilette, c’est tous les deux un trou, alors pourquoi pas ! Qui donc a raison ? Question de perspective !!
- Choix de fruit que je prends au Québec entre une mangue et une pomme : La mangue, c’est certain
Choix de fruit ici que je prends ici entre une mangue et une pomme : La pomme ( Il y a des pommes que rarement et elles sont très cher, à cette période de l’année il y a des mangues partout au prix de 5 cent la mangue, mais j’aime encore beaucoup ça aussi)
- 600 FCFA pour le taxis pour environ 10 minutes, c’est ben trop cher !
600 FCFA (ce qui fait 1,5 dollars) au Québec : Tu n’as pas avancé et ça coûte déjà plus que ça !
- Dans un spectacle, un animateur crie « Est-ce qu’il y a des Américains ici ? » : Tout le monde crie oui de joie, se lève et applaudie (Au burkina).
Dans un spectacle, un animateur crie « Est-ce qu’il y a des Américains ici ? » : Le gars est hué (plus particulièrement à un spectacle de la st-jean) (Au Québec)
- Pleurs au Burkina : Ouf, t’es mieux de ne pas le montrer, c’est assez mal vu, ça choque les gens.
Pleurs au Québec : La plupart du temps, on dit que ça fait du bien que ça sorte.
- Une moto qui se faufile entre les voitures au Québec et qui passe devant tout le monde à la lumière : « Le gars, il sait pas conduire !!! »
Une moto qui se faufile entre les voitures au Burkina et qui passe devant tout le monde à la lumière : « Habitude de conduite, tout le monde le fait ! »
- Pâte de sel au Québec : Jeu pas cher et amusant !
Pâte de sel au Burkina : N’y pense même pas, le sel c’est pour manger, pas pour jouer.

Ce qui est universel :

- 40 degré, maudit que c’est chaud pour tout le monde !
- Le prix du gaz : C’est cher partout
- Les pannes de courrant à chaque semaine : ça énerve
- La musique, bien que différente dans les styles, tout le monde aime, c’est universel
- Les africaines, comme les québécoises aiment se mettre belles, surtout avant de sortir !
Bonne journée, Amélie

Quelques expressions

Au CFCI, on nous a dit que le retour au Québec pouvait être difficile à vivre. Donc pour m’aider dans mon retour, je vous envoie quelques expressions courantes de Ouaga. Comme ça, vous avez encore quelques mois pour vous pratiquer avant mon retour !!!

Je demande la route : dire qu’on veut quitter quand on est en visite chez quelqu’un
Faut voir hein !
Han ou han han (dit accentué, à la fin d’une phrase pour appuyer ce qui a été dit)
C’est comme cela
Tu as duré : Tu es en retard ou tu arrive tard
Ça va aller
Tu es invité : Formule de politesse quand tu mange et qu’il y a quelqu’un. Tu l’invite à partager ton repas.
Cowt cowt : Remplace notre toc toc avant d’entrer quelque part
Y’a pas de problème
A l’instant (bilifou) : à la prochaine, à plus tard
Meilleur santé
Y’a coupure (panne de courrant ou d’eau)
Za karamba ?: la famille va bien ?
Bien réveillé : Se dit le matin au lever
Cafar : Coquerelle
Bilifou bilifou : un peu un peu
Dans tous les cas : peu importe ce qui arrive

Ce sont des exemples que même avec la même langue, on peut avoir certains questionnements de communication !!
Amélie

Aventure de vélo

Ici, pleins de monde se promènent en vélo. A vrai dire, il y a plus de vélos que de voitures et presque autant que de motos. Quand j’ai appris que le CFCI avait un vélo pour nous à Ouaga, j’étais super contente. Pendant deux semaines, j’ai demandé Joseph (personne de référence pour moi à mon travail) de me le sortir et de le rendre fonctionnel. Un beau jour, il apporte le vélo. Un vélo rouge et très gros, un peu trop grand pou moi. C’est pas grave que je me dis, il a un guidon, des roues et des freins, quoi demander de plus !

Il est 20 heures, il fait noir et je décide de baptiser mon vélo pour aller chez Julie et Junot. Choc culturel numéro 49 … ??? La nasara (la blanche, en moré) sur son vélo rouge et très gros qui essaie de se faire une place sur le bord de la route entre les autos, les motos et les piétons avec une lampe frontale sur la tête et en jupe (mais ça ici, c’est normal, les filles pédalent et conduisent les motos en jupe). Je me sentais très discrète !! Premier arrêt, je fonce presque dans une charrette tirée par un âne pour laisser passer des piétons. ( première erreur : C’est aux piétons de laisser passer les vélos et pas l’inverse.) Deuxième erreur : Conduire la nuit pour une première, c’était un peu trop demander, entre les roches, la route de goudron très achalandée et les routes de terres. Troisième erreur : Penser que revenir à minuit serait mieux parce qu’il y a moins de monde. Résultat : : Je me suis fait voler mon sac et je réserve maintenant mes balades en vélo pour mon retour au Québec.

Amélie

mercredi 12 mars 2008

Les dimanche à Bamako, c’est les jours de mariage !

En effet les mariages pleuvent ici le dimanche. J’ai été invité à mon premier mariage il y a une semaine par mon prof de danse traditionnel. Et oui, j’ai oublié de vous dire que je prends des leçons de danse traditionnelle au Carrefour des jeunes de Bamako. C’est vraiment plaisant. Donc je suis parti avec Boubacar dit : Boubaya avec sa troupe de percussionniste car il est aussi un joueur de djembé. La journée a vraiment été super. Les gens voulaient tellement que je danse mais bazouelle que j’avais la barre haute. A défaut d’épater, j’ai fait rire les gens.

La fête au son du Griot et des percussions

Les mariages sont tellement différents. Quand la mariée est arrivée, une griotte chantait les louanges de sa famille et ils se sont tous dirigés vers les vieux où elle a reçue la bénédiction. C’était ensuite les photos où je me suis fait pitché sans même avoir le temps de saluer les maris, allez fait toi poser avec la toubab. Ils sont ensuite partis dans la famille du marié pour faire de même. On l’a revu en après midi 30 minutes maximum pour d’autres photos. Il y avait 3 mariages dans la rue. Il est fréquent qu’il y ait 2 fêtes, une dans la rue et une dans une salle pour les gens plus riche ce qui expliquerait peut-être qu’on a pas vu les mariés de la journée.


Voici ma super tenu pour le mariage

dimanche 9 mars 2008

Comédie musicale

Qui aurait pu dire que les comédies musicales étaient en forces au Burkina. EN tout cas à Ouaga. Plusieurs compagnies ont commandé à l'ATB une comédie musicale sur la guerre. Savez-vous quoi. Ben je suis bien fier de faire la Mise en scène. Ce fût une surprise pour moi. Totalement. Un midi nâaba. Ca veut dire chef. Naaba, c'est mon parrain de stage. Donc; il m'a dit : Tu seras jumelé au groupe No 2 et tu assurera la mise en scène. WOW. Bon de 1 ce n'est pas facile car la technique théâtrale des burkinabés est tres différente de celle des canadiens. Oui, le théâtre forum est un théâtre ou les mouvements, les textes et le jeu des acteurs ne doivent pas être soutenus comme dans les pièce d'auteur. Alors, j'ai l'impression de faire suer mes comédiens beaucoup. Ce qui est sûr c'est que j'apprends beaucoup. C'est ce qui importe. Je pense aussi que les comédiens veulent donner un bon spectacle et s'affairer à la tâche. Ce qui est aussi difficile c'est que la pièce relève d'un texte improvisé, mais quand les comédiens se trompent dans leur texte improvisé, c'est la honte. Les autres le leur font savoir assez vite. Mais c'est toute l'absurdité de la chose. Voici l'histoire de la pièce : Alpha et Jamila sont amoureux depuis longtemps. Ils vivent leur amour en cachette, car leur clan familial respectif est en chicane avec l'autre. (C'est une sorte de Roméo et Juliet) Alpha décide de kidnapper Jamila, pour qu'ils puissent vivre leur vie d'amoureux. Mais a chaque mois, le pere de Jamila, le roi du clan, envoie des gardes pour récupérer sa fille. Pour éviter la guerre entre les deux clan, Jamila décide de retourner dans son royaume pour demander légalement le droit de se marier avec Alpha. Chose quasi impossible. Mais au moment ou le roi serait prêt à accepter le choix de Jamila, Alpha, avec ses soldats décident de brûler le bois sacré. Profanation crie le père. La guerre entre les deux clans est maintenant inévitable. Des combats sanglants s'en suivent. Est-ce qu'Alpha sera dans le nombre des mort? Est-ce que Jamila réussira a raisonner son père? Est-ce que l'amour peut triompher de la guerre? Tant de questions qui seront répondu lors de la pièce. J'essaie de vous ramener une vidéo cassette de la pièce.

Après la mise en scène, j'aurai à travailler avec les technicien de lumière a qui je leur donnerai quelques bases lumineuses. Comme éclairer le comédien. Faire un FOH. éclairer en douche, en addition en soustraction. Créer des intensité de lumière et jouer avec le comédien pour que la pièce de théâtre soit un tout cohérent. Ouf!!!, beaucoup de job.


Pour finir nous allons participer à la création du CASEO. Un concours artistique pour les étudiants du secondaire et +. Ca promet.

Maintenant, le moral va bien, je remercie grandement tous ceux qui me supportent de près ou de loin dans mon aventure. Tout ceux qui lisent mes messages et ceux qui m'envoient des petits mots. C'est agréable d'avoir des nouvelles de son pays et des gens qui y sont.

On m'a même dit que vous aviez eu un record de 29 tempêtes de neige cet hiver. WOW. Ben je vous en souhaite une trentieme. Le 16, 17 ou 18 mars. Vous savez c'est encore l'hiver pour quelque jours. D'après vous qu'est-ce qui est le mieux. Avoir une tempête de neige ou qu'il fasse 40 à l'ombre toute la journée. Dans les deux cas, on ne sort pas beaucoup. Je suis sûr que lorsque je reviendrai en juillet que j'aurai un peu froid dans le dos lorsqu'il fera 30 ou 35 (journée de canicule). Je vais rire dans ma barbe. On verra. D'ici là bon courage et armez-vous de prudence, de pelles et faites des batailles de boules de neige pour passer le temps.

Junot

mardi 4 mars 2008

Bobarba - encore

Eh oui, Bobarba c'est la folie ici aussi! Dans tous les dancings, la chanson joue au moins trois fois. C'est agréable de voir les Burkinabés danser là-dessus, ils sont très bons!

Karine, Myriam, Isabelle B, Isabelle F et moi-même avons eu la chance "culturelle" de voir le spectacle de Bobarba et de Fatigué fatigué, autre musique pop très populaire ici. Wow, tout un choc de différences!! D'abord, il y avait plein de monde partout et c'est probablement notre couleur de peau qui nous a permis d'entrer: le gérant du groupe a abordé les filles CFCIstes sur le bord de la piscine de l'hôtel où logeait le groupe, quel hasard! Et a décidé de nous aider à entrer. Une chance sinon on n'aurait jamais vu le spectacle. Ca a été un moment stressant à passer, puisque les autorités ne voulaient pas le laisser passer avec douze personnes... Une fois entrées, il a presque arraché les chaises de leur place pour nous permettre de nous asseoir ensemble... Et le spectacle... chaque groupe a dansé deux chansons seulement, les plus populaires, et c'était en playback, soit du "lipsing"!!! Avant les groupes il y a eu des danseurs de Bobo qui ont aussi fait du playback. Tous dansaient très bien, mais les deux danseuses du Bobarba ont volé la vedette... Pas du tout bobarba (grosses fesses), elles étaient sexy comme tout et leur danse était très suggestive!!! Pour ajouter à notre surprise, ils ont annoncé un 2eme spectacle tout de suite après pour tous ceux qui n'avaient pas pu entrer et qui avaient acheté un billet. VEndre trop de billets pour le nombre de place... j'aurais dû y penser!

Voilà qui clôture notre expérience inoubliable de la musique pop au Burkina!
Marie-Aude

Myriam, Marie-Josée, Isabelle F, Karine, Marie-Aude





Nous nous sommes retrouvées chez Marie-Josée en fin de semaine passée, à Banfora. J'ai beaucoup aimé cette ville; moins grande que Bobo, mais assez grande avec tous les services. Et bien plus plaisant de magasiner là qu'à Bobo ou à Ouaga, selon mon point de vue!

Marie-Josée et Myriam, que je ne vois pas souvent, étaient en pleine forme. Nous étions toutes contentes de nous retrouver, ça a fait du bien! Le dimanche, nous sommes allées aux cascades avec d'autres amis. J'ai beaucoup aimé cet endroit; calme avec de l'eau fraîche pour se baigner et nager. Quelle joie avec la chaleur accablante qui est arrivée ces derniers jours!

Je vous informe aussi que du 24 au 29 (je pense) mars il y a la semaine de la culture à Bobo et ça tombe pendant le congé de Pâques. CFCIstes, vous êtes tous invités à venir faire un tour à Bobo pour l'occasion, tout le monde en parle et ça promet d'être inoubliable!!

A la prochaine!
Marie-Aude

lundi 3 mars 2008

Le bobaraba. Un peu de culture "pop" malienne.

Une illustration du dernier post.



Ce n'est pas que traditionelle au Mali.

Le FITD est maintenant terminé

C'est le retour au calme dans l'ATB. Nous nous préparons à faire le bilan de ce 11e festival international de théâtre pour le développement. (FITD) Voici une rétrospective des spectacles intéressants qui ont eu lieu lors du festival.

Tout d'abord, le spectacle d'ouverture a eu quelque raté comme je vous ai dit dans un précédant message. Oui l'électricité n'est pas toujours au rendez-vous. Cependant je me souviendrai longtemps d'une danse traditionnelle ivoirienne avec une divinité en échasse. C'était grandiose car il se levait sur ses échasses a l'envers.

Ensuite, la première pièce qui m'a marqué s'appelle Sépopo la fleur. Par la compagnie Zigastoit du Togo. C'est une compagnie qui aide les enfants de la rue à s'en sortir par le biais du théâtre et des autres arts. Alors j'ai vu 3 jeunes garçons âgés tout au plus de 16 ans qui nous ont expliqué une réalité qu'ils vivent tous les jours. C'était très touchant et grandement sensible. C'était un cri du coeur qu'ils lançaient au public. Presque toutes les situations se retrouvaient dans la pièces. Les enfants-soldat, le mariage forcé des jeunes filles, le prêt d'enfants, le travail forcé, les enfant mandiants dans la rue, etc. Bref c'est mon coup de coeur.

Ensuite nous avons eu droit a la fameuse prestation de la pièce Nassongo ou le salaire de la poule. Les comédiens était très fatigué. Donc, ils ne se sont pas tous donnés au complet, mais la pièce était bonne malgré de petit bogue de texte et d'éclairage. Ca c'est mon coup de joie. Coup de joie, parce que je voyais pour la première fois les comédiens de l'ATB joués une pièce dont la mise en scène était de mon parrain de stage. Ca donne une tres bonne idée du potentiel théâtral de chacun et chacune.

Ensuite nous avons vu Moha Boya, Bienvenue en Côte d'Ivoire. Un spectacle de danse-théâtre sur les problèmes qu'il y a en Côte d'Ivoire et en Afrique. L'esclavage, la colonisation que tous les pays ont encore à travers le gosier, mais surtout l'espoir que l'Afrique devienne unie et forte dans peut-être dix ans de cela. Ils ont fini avec une phrase qui a porter le festival tout au long des jours. Afrique as-tu une idée de ton avenir. Cette phrase a eu un sens très fort pour tous les festivaliers de toutes les régions et pays invités.

Nous avons pu assisté a une multitudes de spectacles pas toujours intéressant, mais pertinent sur la condition que chaque pays vit. Par exemple le Tchad nous as présenté "Maudit soit Cham" Pièce sur la division de l'Afrique par les grande puissance et les effets néfastes et bénéfiques sur la population elle même. C'était un théâtre de marionnette, mais malheureusement, le texte n'était pas maîtriser alors c'était un peu gênant pour ça.

Ensuite le Sénégal nous a présenté une pièce intitulé le 3e du couple. Pièce alors totalement ratée et ennuyante, parce que les comédiens n'étaient pas intéressés a jouer. Les costumes étaient vraiment approprié et avec une mise en scène plus clair, la pièce aurait levé.

Pour terminé, j'ai deux mentions speciales et un coup de masse.

Mes deux mentions spéciales reviennent à la Côte d'Ivoire avec leur pièce Terre des hommes et Cri de coeur de femme. Bon vous comprendrez que la Côte d'Ivoire a un très grand potentiel théâtral, mais ils le savent alors ça peut les rendre un peu moins sympathiques.

Par contre il y a eu une scène de réconciliation dans la pièce "Terre des hommes" qui étaient vraiment bien. L'histoire étant que pour une division des terres un hommes décident de tuer l'enfant de son voisin parce que ce dernier de veut pas lui céder sa partie lui disant que son grand-père lui a légé cette terre. Alors le metteur en scène a essayer de trouver un moyen de pardonner, mais de ne pas oublier. Comme tout se fait dans la chanson en Afrique. Un griot vient chanter sur scène pour que la mere de l'enfant tué et que le tueur se serre dans leur bras. Mais, ce fût fait d'une façon tellement bien que le monde ont applaudit une fois qu'ils se sont retrouver dans leurs bras. Je crois que cette scène à une durée de 10 minutes. Plusieurs émotions ont rejailli en voyant cela. C'était tout simplement beau et très simple.

Deuxièmement, la troupe O'Zékia création, nous a montrer un viol dansé. C'était d'une beauté brutal. Je ne m'explique pas encore comment les Africains peuvent rire dans une telle situation. C'était chorégraphié à la nano seconde près. Pas un geste parasite, pas un mouvement superflu, pas de fla fla. Que de la danse. Pour certain ça peut paraître bizarre qu'un viol soit un coup de coeur, mais je crois que l'intensité des mouvement avec la réaction de la foule et la signification de que représente un viol chez nous fait en sorte que cet instant reste gravé dans ma mémoire.

Troisièmement, mon coup de masse va a la troupe de théâtre sénégalaise qui n'a même pas osé faire son spectacle au complet. La même qui avait les costumes intéressant, mais pas de vie sur scène.

Dans les autres comissions dont je faisais partie. Ca a bien été en générale. Les ateliers se sont passés sur 6 jours et plus de 130 festivaliers se sont inscrits. C'était un record je crois. Pour ce qui est du CTF, concours de théâtre forum. Et bien la technique diffère grandement de la notre. Elle est efficace, mais trop répétitive ce qui a pour but que lorsque les comédiens quitte la scène, je ne suis pas sur que les spectateurs ont été tous sensibilisé. Il faudra trouver un moyen d'innover.

Pour la suite de mon stage, je vais aider au lumière, car il y a un réel besoin à ce niveau, je vais probablement donner des cours de Mise en scène une semaine durant et je vais m'occuper avec les autres comédiens de l'ATB et Julie du Concours artistique du secondaire et des étudiants de Ouagadougou (CASEO)

Passé une très bonne semaine.

Junot

Sanankoroba: Scène 1 prise 2

Compte-tenu de mon coup de foudre pour Sanankoroba (le village!!) et l’ambiance de cette terre Canadienne au Mali, je suis retourné le week end dernier. Je suis partie seule vendredi rejoindre mon ami et prof de bogolan Bourlaye. Nous avons mangé chez lui à la malienne, avec la main droite dans le bol commun. Ca m’a fait du bien de vivre à la traditionnel un peu plus. Le soir, j’ai rejoint mon homologue Ousmane (Eugène Demers). Nous sommes allé dans un mariage où les villageois dansaient sur les rythmes du balafon (gros xylophone traditionnel).

Bogolan
Samedi je commençais mon perfectionnement en bogolan, technique ancestrale de teinture de tissu avec Bob Thibodeau. J’ai appris les signes Bozos et étudié les différentes significations des motifs qui décorent les tissus et appris comment recueillir les ingrédients pour faire les couleurs. J’ai connu l’histoire des Coulibaly et beaucoup partager avec les apprentis de Bourlaye. Ils m’ont fait pratiquer mon bamanankan. C’est vraiment beau de voir le respect qu’il accorde à leur maître, il l’appel Papa. Suite à mes nouvelles connaissances, j’ai créé mon sac et une camisole.
Le soir j’ai rejoint mon grain Sanankorobien et semi-jasé avec mes amis. En fait ils ont parlé en Bambara toute la soirée donc je n’ai pas beaucoup compris.
Leçon : Quand un malien sera parmi une gang de Québécois, je m’assurerai qu’il comprend ce qui ce passe.

Alors j’adore toujours autant Sanankoroba sinon plus. N’y aurait-il pas un poste de coopérant pour moi ? :P

Cousinage

Désolé CFCIste, c’est pas un texte qui vous est inconnu)
Bon alors explication pour les gens qui n’ont pas entendu parlé du cousinage Malien, j’ai décider de vous en parler un peu. Les noms de famille au Mali sont très importants. C’est un outil de plaisanterie au quotidien que tout le monde utilise. Pour cette raison, nous avons tous reçu un nom malien à notre arrivée par notre homologue de Sanankoroba. Ce nom est celui d’une personne (homonyme) de la famille ou dans les proches de notre homologue. Je m’appel donc Kafouné Diarra comme la femme du tonton de mon ami. Je suis maintenant dans le meilleur clan, celui des Diarra. Les clans se taquine mais pas tous entre eux. Nous avons des familles attribuées. Dans mon cas, le cousinage se fait avec les Traoré et les Diabaté (peut-être plus mais c’est ceux que je connais le plus). Alors quand je rencontre une personne d’un de ces clans, on commence les plaisanteries. On se dit que le les Traoré c’est pas bien, qu’il bouffe des haricots, que c’est nos esclaves, etc… Ca semble banal comme ça mais c’est extrêmement fort ici. On dit que c’est ce qui empêche d’avoir des guerres au Mali tout cet esprit de plaisanterie. C’est un moyen de vraiment bien se mêler à la culture et de connaître l’histoire du Mali.

Ne vous inquiétez pas, les Traoré et les Diabaté ne comprendront pas, ils ne sont pas vite vite. C’est eux qui tirent les charrettes ici.

Geneviève XxX

dimanche 2 mars 2008

Bo Baraba (Grosses Fesses) en Dioula

Hier Amélie, Julie et moi, sommes allés voir un spectacle de coupé-décalé. Nous étions contents parce qu'ils ne se donnent pas souvent de ce type de spectacle.

Nous avons, je crois, apprécié le spectacle, mais le fin nous a laissé un peu perplexe.

Je crois par contre que c'est cette finale que les bukinabè et bukinabèe attendaient avec impatience.

Je vous fait le topo

Deux jolies demoiselles s'apellant Nadia et Sonia qui ont des grosses fesses et qui les font bouger sur une musique approprié.

C'était très sensuel ... non pas sensuel. Provocateur.

En fait j'ai une vidéo, mais elle n'entre pas dans le Blog,alors j'essaierai de vous montrer autrement

Passer une bonne journée rebondit

BOBARABA

Junot

Eh bien oui, je suis Peulh

Et oui selon trois personnes peules, j'ai toutes les caractéristiques d'un peulh.

On peut aussi écrire peuls, peuhl, pulla (errant), pul (qui vient de loin), pulastya (Sage au cheveux lisse), pulaha (Poil hérissé). Mais pour l'ethnie même Peuls signifie : se réaliser, dont travailler sur soi. Il y a des Peuls un peu partout en Afrique et en Indes. Cet ethnie est originaire d'Egypte et d'Ethiopie, donc elle a voyagé beaucoup pour se retrouver en Inde, Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad, Soudan.

Voici un petit copié-collé sur leur origine

Les Peuls seraient originaires de la haute vallée du Nil : Haute-Égypte, Nubie et Éthiopie. Les peintures rupestres de bovins permettent de suivre l'avancée de ce peuple, puisque c'est lui qui apporte la technique de représentation dans le Sahara. Arrivé en Mauritanie et au Sénégal, les traces deviennent plus difficiles à suivre : les grottes et rochers permettant la reproduction sont plus rares. Les Peuls auraient introduit l'élevage bovin et équin en Afrique.

Si les peintures rupestres permettent de suivre "l'avancée" de ces prétendus Peuls en Afrique de l'Ouest, elles n'ont jamais permis d'expliquer leur arrivée sur le continent. Les remarques d'Henri Lhote, d'abord contestées par de nombreux spécialistes, ne peuvent concerner que les images des chars dit à "spirales" du IIe millénaire avant notre ère qui étaient des motifs prisés par les Égéens et sans doute repris par des Libyens pour servir au prestige d'aristocraties locales. Ces mêmes chars ont été retrouvés sur des tombes à fosse du cercle A de Mycène et au Péloponnèse.

D'abord fixés à l'Est (Soudan), les Peuls vont résister durant trois siècles à l'avancée islamique. Ils seront convertis par Sékou Amadou aux alentours du XVIe siècle et cette islamisation leur permettra d'avoir une certaine unité politique. Seuls les Peuls Bororos, " les bannis", en réchapperont. Les "convertis" fonderont alors un empire en association avec des Touaregs, également fraîchement convertis, l'Empire peul du Macina au Sénégal, l'État du Fouta-Toro et le royaume peul et mandingue du Fouladou en Guinée, le Fouta-Djalon et au Nigéria, l'Empire de Sokoto. Les peulhs aujourd'hui sont presque tous musulmans, les traditions animistes sont toujours présentes au quotidien. Ils ont été parmis les propagateurs de l'islam en Afrique de l'ouest, notamment avec les personnages comme, ousmane dan fodio, fondateur de l'empire du sokoto, sékou amadou, fondateur de l'empire peulh du macina, modibo adama, fondateur du royaume peulh de l'adamaoua.

Voici un copié-collé sur leur culture

La transmission orale des traditions et des légendes est très importante chez les Peuls. Enseignée auprès des adolescents par les personnes les plus âgées, elle véhicule l'histoire du peuple, ses exploits, ses rites et ses vertus.

L'artisanat peul est également important, notamment pour ses bijoux en or, les parures d'ornement des femmes peules réputées pour leur beauté et leur élégance. L'abbé Boilat en témoignait au XIXe siècle : « Leurs femmes sont les plus belles du Sénégal : elles ont la figure régulière, une taille mince et délicate, de beaux yeux, mais languissants, et la voix toujours douce et tendre. Elles sont coiffées comme les hommes et portent des boucles d'oreilles d'or ; leurs bras et leurs pieds sont chargés de bracelets de cuivre, qu'elles tiennent toujours luisants. »

Je peux dire que pour ça il a bien raison. Remarqué par vous même



Voici HAWA Tall dite Miss Tall



Voici Gelica Diallo dite Diallo

A noter que ce sont mes deux cousines peules.


Goût prononcé pour les langues, la poésie, les louanges, les épopées (joutes verbales "Hiirdé"), développement d'une littérature. La plupart des Peuls sont polyglottes. La beauté est recherchée, la probité, la sagesse, l'intelligence et la discrétion figurent parmi les règles à suivre du pulaaku, ces règles souples régissant la "pulanité".


Pulaaku, "être" peul[4]

Le pulaaku [5](ou pulaagu) est « un ensemble de règles très subtiles »[6], morales et sociales, un « code de comportements jugés spécifiquement peuls »[7], voire « l’idéal projeté dans la manière d’être peul »[8].

Selon Elizabeth Boesen[9], « le pulaaku se retrouve chez tous les groupes Peuls, dans toutes les régions ». « C'est une preuve de stabilité de la catégorie et une première indication sur sa signification et sa fonction qui, manifestement ne relève pas seulement du besoin d'identification liés à des contextes historiques particuliers. Dans cette acception très générale, on peut parler de la "pulanité" en tant que conscience d'une identité durable, conscience unissant les Peuls, indépendamment de toute explicitation au niveau du contenu ». Néanmoins José van Santen, dans ses études sur le terrain au Nord-Cameroun, constate que bien des Peuls ne voient pas de quoi il s’agit[10]. L'Indianiste Stein, ajoutera une note enrichie à la notion de segmentary State élaborée par Aidan Southall, à propos du pulaaku comme critère de sélection à chaque niveau de pouvoir.Il note par exemple, "l'absence de séniorité" ( contrairement aux succéssions et élections des groupes africains et au groupe de culture moyen-orientale proches) mais à "l'empilement d'élection par le conseil de même niveau et de confirmation ou d'intronisation par le niveau supérieur"."Dès lors,la langue elle-même, serait le pivot de plusieurs champs de signification, au tuilage des sons correspondants aux glissements de sens et le chevauchement des institutions et des groupes.En témoigne le fait que dans les sociétés peules où la "mise en caste" est la plus poussée, les groupes sociaux sont moins cloisonnés que ne le laissaient penser les taxinomies étiques élaborées dans les années 60."

Parmi ces valeurs peules figure la "suavité" (beldum) qui n’existerait que chez les Fulbe (bele sey to Pullo) et qui se concrétise non seulement dans leur hospitalité et leur générosité, mais dans tout leur comportement. On observe également une réticence à dire « non » (e woodi). C’est ainsi qu’un Peul n’opposera jamais un "non" ferme, il dira « e woodi » (c'est bien). Or, quand un Peul donne gentiment son accord, cela ne veut souvent pas dire grand-chose. D'eux-mêmes les Peuls disent qu'ils sont tous des "hypocrites" ou bien que c'était "pour faire semblant" (Pullo fuu munaafitiijo nun). Ils décrivent leur comportement comme étant forcé : le sentiment de honte, leur pudeur (semteende) ne leur laisse pas le choix. Le comportement peul n'aurait en quelque sorte aucun rapport avec autrui, mais avant tout avec lui-même – une « attitude quasi "autiste" face à la vie ». C'est une société fermée, recentrée sur elle-même. Les yeux (yitèrè) ont une grande importance et les Peuls n'aiment pas être confrontés à leur image, ni même que l'on en discute. C'est un trait caractéristique que l’on observe également à des degrés divers dans la civilisations africaine , de l'Égypte pharaonique à l'Afghanistan. Le fait de se montrer (photos, films) n'a pas de valeur dans cette culture, c'est l'une des raisons pour lesquelles les images d'archives sont si peu nombreuses.


On décrit parfois les Peuls comme « foncièrement individualistes et toujours prêts à fuir devant toute contrainte ». Être Peul, ce serait être libre. Se réaliser en effet, ne peut se faire ni sous le joug de, ni sous la séduction de, ni même sous les conseils de.... La pulanité est autonome. Il n'y a pas de communautarisme chez les Peuls, même s'il y a des clans, des individualités, des groupes épars. Le chef – ou une autorité quelconque – est élu par la participation active. On observe ainsi une alternance politique et des audits dès le XVIe siècle pour certains groupes.

Ils pratiquent presque un végétarisme naturel sans prétentions idéologiques ou religieuses, la consommation de la viande de boeuf en particulier est prohibée sauf en de rares occasions, mariage, naissance, visites importantes.

Il existe quatre mariages Peuls avec quatre divorces correspondants; le mariage ( dewgal) a lieu vers 21 ans. Il existe quatre mariage traditionnels avec chacun un divorce affilié; le premier mariage ( décidé par les parents), le deuxième après un divorce ou un veuvage, le troisième, le mariage-don ( politique), enfin, le culnol ou concubinage d'un noble avec une kordo, femme de condition servile article.

Un cinquième mariage " islamique " a été rajouté aux alentours du XVIe siècle. Il est rendu par le cadi, juge musulman, et possède deux divorces associés.Tous les types de mariages existent chez les Peuls, les plus courants sont la monogamie et la bigamie.

"Les Peuls sont monogames dans l'ensemble.Les Peuls peuvent divorçer plusieures fois et ils contractent souvent plusieurs mariages au cours de leur vie 2 ou 3"

Règles du cousinage ( cousins de lait, "endam" et cousins de noms, cousins de clans)

Chez les Peuls wodaabe, les enfants sont mariés très jeunes, (car il existe un mythe fondateur du garçon et de la petite fille). Mais la jeune fille a le droit de vivre sa vie de célibataire jusqu'à ses dix-huit ans. Lors du worso (fêtes du Printemps) les hommes dansent le guerewol où elles peuvent choisir un " fiancé". Les wodaabe sont des polygames "succéssifs" avec nombreux divorses ou séparations. On note une survivance du matriarcat, l'héritage est utérin (matrilinéaire). Bien qu'ils soient à la base un peuple mixte (indo-iraniens), le métissage n'est guère apprécié avec les autres ethnies sauf contexte démographique contraignant.

Castes
Les règles des castes ne semblent pas être remises en cause par le développement économique: les Bâ ouvrent des associations d'entraides, d'alphabétisations de masses, deviennent avocats, juristes,informaticiens, militaires, entrepreneurs, les Barî sont souvent professeurs, médecins, universitaires, chercheurs, les Sow ont souvent des exploitations agricoles ou forestières, ils ont des fermes (entrepreneurs agricoles) qu'ils cultivent.


Bref voici un petit survol "Wiki" sur la population Peulh. Je pourrai vous dire a mon retour si la plupart des choses dites dans cet article sont vraies ou non. Car j'aurai peut-être la chance d'aller dans le nord du Burkina Faso, a Gorom Gorom et les alentours pour visiter les villageois Peuls.

Inch Alla