Les Chroniques du U

sont la collection de nos récits d'aventures, de nos impressions et de nos réflexions de coopérants en stage outremer. Le U autour duquel on échangeait au Québec fut virtualisé pour inclure tout ceux qui le veulent à la discussion de coopération, développement, etc. Laisser vos commentaires ou contactez nous à l'adresse courriel: cfcistes@gmail.com.

vendredi 18 avril 2008

Palu be ne na !

Bon avant de commencer ces nouvelles, je veux vous dire que je vais bien. J’ai attrapé la malaria la semaine dernière … Ha panique ! Sérieusement, ça va. Je prends Malarone, un anti-paludéen à 5$ la pilule, je dors avec un moustiquaire et je mets de la crème (pas trop souvent mais dès fois). Malgré les précautions prisent, ça peut arriver. J’ai attrapé le palu classique pas trop grave. Il en existe 4 sortes.

J’ai passé la semaine dernière au lit, sans force et appétit à 41 degré en moyenne. Pas trop le fun. J’étais bourré aux pilules et à l’eau.

Quand on est malade ici, tout le monde vient te visiter. Les collègues de travail sont venus me donner des fruits, Ben du Café est passé, Fato Che et Mélanie sont venues, etc… Même si c’est fatiguant, ça fait du bien de se sentir apprécié et soutenu. On cherche moins sa mère comme quand on est malade vous voyez.

Le paludisme c’est des montagnes russes. Tu es au lit des heures puis, tu as un peu d’énergie. Tu vas manger une bouché et paff, tu te sens à terre alors c’est le retour au lit. C’est comme ça 5-6fois, en fait toute la journée. Le meilleur ami du palu étant la fatigue, j’ai repris le travail lundi dernier à mi-temps, juste les AM. Je rentre ensuite bien tranquille à la maison. Je commence à rattraper un peu la forme. J’ai suivi mon cours de danse hier, je me suis couché brûlé tout de suite en arrivant.

Je vous invite à lire les articles de M arie-Espérance qui décrivent très bien l’état dans lequel on se trouve quand on a le palu. On forme maintenant un véritable trio Sylvain, Sally et moi car on a tous eu et survécue à la malaria malienne.

Maintenant, je suis une vraie Malienne car tout bon malien a eu au moins un palu. C’est ça l’adaptation.

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