I ni su,
I ka kE ne ? Somogo bedi ? J,apprend le bamanankan assez rapidement... ma sociabilite et mon stage m,y pousse... Bamako grouille de vie, d,humanisme malgre l,injustice dans laquelle elle baigne... C,est une ville bouillante, chaleureuse, tout en musique... L,odeur des bananes plantins frites; du magnoc qui cuit; des feux de chalet de ville, des dechets, du beurre de karite et de pollution se melangent dans l,air pour former un tout moelleux mais parfois difficile a inhaler.
Tout est question de relation... Il est important de connaître les etats de sante des membres de la famille de la boulangere avant de se procurer une miche de pain... Pour chaque particules de l,assiette; c,est le meme rituel... Je lambine au saut du lit comme habituellement, mais maintenant je ralonge mes matins en arretant aussi a chaque coin de rue pour discuter avec les voisins, marchands et inconnus... Chaque sortie demande une prevision de temps plus grande... J,adore ca... La porte de l,appartement est grande ouverte et on y accueille des fillettes du voisinage pour un petit jus; les voisins pour la causerie, les amis pour un verre sur le toit... Je prend le the Malien avec des tas de gens sur un coin de rue, dans un garage ou dans mon lmilieu de stage... Le the Malien est long a preparer... Le temps se prend ici...
Mon stage sera grandissant... Les intervenants et les jeunes m,apprennent la culture et la langue. Je salut tout les mogow en arrivant et avant chaque depart... On rigole et le depaysement est excitant... Les jeunes sont accueillants, chaleureux, attachants, brillant, debordant de potentiel pour devenir des adultes humains et solidaires, mais criss qu,ils sont poques... Les mois a venir seront ebranlants, mes tripes se tordent deja, mon coeur leve de tristesse face a ces enfants qui se font abandonner et grandissent comme ils le peuvent dans un monde trop mesquins pour eux... Je suis tout de meme heureux d,etre ici, je me sens bien et je ferai ce que je peux avec ma petite portee d,action... Les enfants ont de 0 à 23 ans environ... Trop nombreux... Comment peut_on accepter aue cela reste ainsi en tant que societe ?
Je recois des dessins, des photos, des accolades... Le blanc n,a pas forcement bonne figure dans la perception de ces jeunes trahis, violes, battus, abandonnes, voles... Je crois qu,ils opublient ma couleur et y voient que l,humain...
L;humour est permanent et contagieux ici... Cela rapproche, cela cree des liens, remonte les morals et gele les malheurs... Je me baigne dedans...
On m,a baptiser Mussa Djabate...
Je me presente Sylvain Djabate... Je conserve le nom de famille pour les taquineries...
Les Djaras Genevieve et Marie Aude, je vous envoit des haricots par la poste...
HERE BE
Sylvain
jeudi 24 janvier 2008
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1 commentaire:
Syl, j'adore lire ce que tu écris. Je me laisse bercer par tes paroles qui semblent porter une mélodie en elles. Le Burkina semble un endroit assez impressionnant avec tous les gens qui l'habitent...
Je suis convaincue que tu vivras une très belle intégration. Ta petite portée d'action, telle que tu le dis, saura sûrement faire un grand changement pour les habitants. Je continuerai à te lire mon cher ami.
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