On peut aussi écrire peuls, peuhl, pulla (errant), pul (qui vient de loin), pulastya (Sage au cheveux lisse), pulaha (Poil hérissé). Mais pour l'ethnie même Peuls signifie : se réaliser, dont travailler sur soi. Il y a des Peuls un peu partout en Afrique et en Indes. Cet ethnie est originaire d'Egypte et d'Ethiopie, donc elle a voyagé beaucoup pour se retrouver en Inde, Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad, Soudan.
Voici un petit copié-collé sur leur origine
Les Peuls seraient originaires de la haute vallée du Nil : Haute-Égypte, Nubie et Éthiopie. Les peintures rupestres de bovins permettent de suivre l'avancée de ce peuple, puisque c'est lui qui apporte la technique de représentation dans le Sahara. Arrivé en Mauritanie et au Sénégal, les traces deviennent plus difficiles à suivre : les grottes et rochers permettant la reproduction sont plus rares. Les Peuls auraient introduit l'élevage bovin et équin en Afrique.
Si les peintures rupestres permettent de suivre "l'avancée" de ces prétendus Peuls en Afrique de l'Ouest, elles n'ont jamais permis d'expliquer leur arrivée sur le continent. Les remarques d'Henri Lhote, d'abord contestées par de nombreux spécialistes, ne peuvent concerner que les images des chars dit à "spirales" du IIe millénaire avant notre ère qui étaient des motifs prisés par les Égéens et sans doute repris par des Libyens pour servir au prestige d'aristocraties locales. Ces mêmes chars ont été retrouvés sur des tombes à fosse du cercle A de Mycène et au Péloponnèse.
D'abord fixés à l'Est (Soudan), les Peuls vont résister durant trois siècles à l'avancée islamique. Ils seront convertis par Sékou Amadou aux alentours du XVIe siècle et cette islamisation leur permettra d'avoir une certaine unité politique. Seuls les Peuls Bororos, " les bannis", en réchapperont. Les "convertis" fonderont alors un empire en association avec des Touaregs, également fraîchement convertis, l'Empire peul du Macina au Sénégal, l'État du Fouta-Toro et le royaume peul et mandingue du Fouladou en Guinée, le Fouta-Djalon et au Nigéria, l'Empire de Sokoto. Les peulhs aujourd'hui sont presque tous musulmans, les traditions animistes sont toujours présentes au quotidien. Ils ont été parmis les propagateurs de l'islam en Afrique de l'ouest, notamment avec les personnages comme, ousmane dan fodio, fondateur de l'empire du sokoto, sékou amadou, fondateur de l'empire peulh du macina, modibo adama, fondateur du royaume peulh de l'adamaoua.
Voici un copié-collé sur leur culture
La transmission orale des traditions et des légendes est très importante chez les Peuls. Enseignée auprès des adolescents par les personnes les plus âgées, elle véhicule l'histoire du peuple, ses exploits, ses rites et ses vertus.
L'artisanat peul est également important, notamment pour ses bijoux en or, les parures d'ornement des femmes peules réputées pour leur beauté et leur élégance. L'abbé Boilat en témoignait au XIXe siècle : « Leurs femmes sont les plus belles du Sénégal : elles ont la figure régulière, une taille mince et délicate, de beaux yeux, mais languissants, et la voix toujours douce et tendre. Elles sont coiffées comme les hommes et portent des boucles d'oreilles d'or ; leurs bras et leurs pieds sont chargés de bracelets de cuivre, qu'elles tiennent toujours luisants. »
Je peux dire que pour ça il a bien raison. Remarqué par vous même

Voici HAWA Tall dite Miss Tall

Voici Gelica Diallo dite Diallo
A noter que ce sont mes deux cousines peules.
Goût prononcé pour les langues, la poésie, les louanges, les épopées (joutes verbales "Hiirdé"), développement d'une littérature. La plupart des Peuls sont polyglottes. La beauté est recherchée, la probité, la sagesse, l'intelligence et la discrétion figurent parmi les règles à suivre du pulaaku, ces règles souples régissant la "pulanité".
Pulaaku, "être" peul[4]
Le pulaaku [5](ou pulaagu) est « un ensemble de règles très subtiles »[6], morales et sociales, un « code de comportements jugés spécifiquement peuls »[7], voire « l’idéal projeté dans la manière d’être peul »[8].
Selon Elizabeth Boesen[9], « le pulaaku se retrouve chez tous les groupes Peuls, dans toutes les régions ». « C'est une preuve de stabilité de la catégorie et une première indication sur sa signification et sa fonction qui, manifestement ne relève pas seulement du besoin d'identification liés à des contextes historiques particuliers. Dans cette acception très générale, on peut parler de la "pulanité" en tant que conscience d'une identité durable, conscience unissant les Peuls, indépendamment de toute explicitation au niveau du contenu ». Néanmoins José van Santen, dans ses études sur le terrain au Nord-Cameroun, constate que bien des Peuls ne voient pas de quoi il s’agit[10]. L'Indianiste Stein, ajoutera une note enrichie à la notion de segmentary State élaborée par Aidan Southall, à propos du pulaaku comme critère de sélection à chaque niveau de pouvoir.Il note par exemple, "l'absence de séniorité" ( contrairement aux succéssions et élections des groupes africains et au groupe de culture moyen-orientale proches) mais à "l'empilement d'élection par le conseil de même niveau et de confirmation ou d'intronisation par le niveau supérieur"."Dès lors,la langue elle-même, serait le pivot de plusieurs champs de signification, au tuilage des sons correspondants aux glissements de sens et le chevauchement des institutions et des groupes.En témoigne le fait que dans les sociétés peules où la "mise en caste" est la plus poussée, les groupes sociaux sont moins cloisonnés que ne le laissaient penser les taxinomies étiques élaborées dans les années 60."
Parmi ces valeurs peules figure la "suavité" (beldum) qui n’existerait que chez les Fulbe (bele sey to Pullo) et qui se concrétise non seulement dans leur hospitalité et leur générosité, mais dans tout leur comportement. On observe également une réticence à dire « non » (e woodi). C’est ainsi qu’un Peul n’opposera jamais un "non" ferme, il dira « e woodi » (c'est bien). Or, quand un Peul donne gentiment son accord, cela ne veut souvent pas dire grand-chose. D'eux-mêmes les Peuls disent qu'ils sont tous des "hypocrites" ou bien que c'était "pour faire semblant" (Pullo fuu munaafitiijo nun). Ils décrivent leur comportement comme étant forcé : le sentiment de honte, leur pudeur (semteende) ne leur laisse pas le choix. Le comportement peul n'aurait en quelque sorte aucun rapport avec autrui, mais avant tout avec lui-même – une « attitude quasi "autiste" face à la vie ». C'est une société fermée, recentrée sur elle-même. Les yeux (yitèrè) ont une grande importance et les Peuls n'aiment pas être confrontés à leur image, ni même que l'on en discute. C'est un trait caractéristique que l’on observe également à des degrés divers dans la civilisations africaine , de l'Égypte pharaonique à l'Afghanistan. Le fait de se montrer (photos, films) n'a pas de valeur dans cette culture, c'est l'une des raisons pour lesquelles les images d'archives sont si peu nombreuses.
On décrit parfois les Peuls comme « foncièrement individualistes et toujours prêts à fuir devant toute contrainte ». Être Peul, ce serait être libre. Se réaliser en effet, ne peut se faire ni sous le joug de, ni sous la séduction de, ni même sous les conseils de.... La pulanité est autonome. Il n'y a pas de communautarisme chez les Peuls, même s'il y a des clans, des individualités, des groupes épars. Le chef – ou une autorité quelconque – est élu par la participation active. On observe ainsi une alternance politique et des audits dès le XVIe siècle pour certains groupes.
Ils pratiquent presque un végétarisme naturel sans prétentions idéologiques ou religieuses, la consommation de la viande de boeuf en particulier est prohibée sauf en de rares occasions, mariage, naissance, visites importantes.
Il existe quatre mariages Peuls avec quatre divorces correspondants; le mariage ( dewgal) a lieu vers 21 ans. Il existe quatre mariage traditionnels avec chacun un divorce affilié; le premier mariage ( décidé par les parents), le deuxième après un divorce ou un veuvage, le troisième, le mariage-don ( politique), enfin, le culnol ou concubinage d'un noble avec une kordo, femme de condition servile article.
Un cinquième mariage " islamique " a été rajouté aux alentours du XVIe siècle. Il est rendu par le cadi, juge musulman, et possède deux divorces associés.Tous les types de mariages existent chez les Peuls, les plus courants sont la monogamie et la bigamie.
"Les Peuls sont monogames dans l'ensemble.Les Peuls peuvent divorçer plusieures fois et ils contractent souvent plusieurs mariages au cours de leur vie 2 ou 3"
Règles du cousinage ( cousins de lait, "endam" et cousins de noms, cousins de clans)
Chez les Peuls wodaabe, les enfants sont mariés très jeunes, (car il existe un mythe fondateur du garçon et de la petite fille). Mais la jeune fille a le droit de vivre sa vie de célibataire jusqu'à ses dix-huit ans. Lors du worso (fêtes du Printemps) les hommes dansent le guerewol où elles peuvent choisir un " fiancé". Les wodaabe sont des polygames "succéssifs" avec nombreux divorses ou séparations. On note une survivance du matriarcat, l'héritage est utérin (matrilinéaire). Bien qu'ils soient à la base un peuple mixte (indo-iraniens), le métissage n'est guère apprécié avec les autres ethnies sauf contexte démographique contraignant.
Castes
Les règles des castes ne semblent pas être remises en cause par le développement économique: les Bâ ouvrent des associations d'entraides, d'alphabétisations de masses, deviennent avocats, juristes,informaticiens, militaires, entrepreneurs, les Barî sont souvent professeurs, médecins, universitaires, chercheurs, les Sow ont souvent des exploitations agricoles ou forestières, ils ont des fermes (entrepreneurs agricoles) qu'ils cultivent.
Bref voici un petit survol "Wiki" sur la population Peulh. Je pourrai vous dire a mon retour si la plupart des choses dites dans cet article sont vraies ou non. Car j'aurai peut-être la chance d'aller dans le nord du Burkina Faso, a Gorom Gorom et les alentours pour visiter les villageois Peuls.
Inch Alla

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